Mazarine Pingeot raconte réaction de son père François Mitterrand lors de la révélation : « Il a été soulagé, malgré tout » (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:31
En direct sur France 5 dans "C Médiatique", l'écrivaine Mazarine Pingeot est revenue sur la révélation médiatique brutale de son existence en tant que fille cachée en 1994.

Mélanie Taravant recevait Mazarine Pingeot ce dimanche 27 octobre 2024 dans C Médiatique en direct sur France 5, à l’occasion de la sortie de son livre 11, Quai Branly paru le 16 octobre dernier. Elle y raconte son adolescence vécue dans un lieu inconnu de tous : "L’appartement de fonction était vide, et rien ne parvenait à le remplir. Surtout pas moi. Un fantôme. Dont nul ne pouvait connaître la présence en ce lieu qui n’était ni chez elle, ni chez lui, ni chez eux. J’ai vécu mon adolescence dans un logement de passage où personne ne passait. Chez moi, c’était chez personne".

Mazarine Pingeot, fille cachée du président jusqu’en 1994

Au cours de l’émission, l’animatrice a interrogé son invitée à propos d’une date précise, le 10 novembre 1994, jour où les photos d’elle et de son père, le président de la République François Mitterrand, ont fait la Une de Paris Match. Alors qu’elle avait 19 ans, Mazarine Pingeot était habituée à ce que personne ne connaisse son existence. D’un seul coup, partout où elle se rendait, tous les yeux était rivés sur elle. Dans son ouvrage, l’écrivaine compare cet événement à un "séisme". Sur France 5, elle a expliqué : "Je suis passé d’un statut à un autre, radicalement opposé. (…) J’avais pris l’habitude d’essayer de passer inaperçu, et là, tout le monde me regardait comme si j’étais un objet, une chose. (…) Ça a changé intégralement changé mon rapport aux lieux, au monde, aux autres. Il a fallu que je m’adapte à cette nouvelle donne qui était violente".

François Mitterrand "libéré" grâce à la révélation

Paris Match a toujours assuré que l’Élysée avait été prévenue et avait autorisé la publication de ces photos, mais l’Élysée avait démenti. Où se trouve la vérité ? "Je n’en sais rien, je n’étais pas dans le secret. Mais je pense que même s’il ne l’a pas voulu, il a été soulagé, malgré tout, que ça se fasse de son vivant", répond Mazarine Pingeot, qui apparaissait d’ailleurs régulièrement en public avec son père avant même que la presse ne s’en mêle. "Par exemple, on déjeunait dans des restaurants, ça nous arrivait, devant tout le monde. Mais je pense que, quelque par, ça l’a libéré de quelque chose, et que, finalement, c’était pas plus mal. Mais c’est pas pour envoyer des fleurs à  Paris Match, hein !", rappelle la fille de celui qui a été chef de l’état français durant quatorze ans. C’est d’ailleurs à la sortie d’un restaurant que les fameuses photos ont été prises. Par ailleurs, Mazarine Pingeot a estimé dans C Médiatique que Paris Match affirme que l’Élysée était au courant pour se donner "bonne conscience".

Par
Hugo Mallais