Ce mercredi 17 avril, Anne Lauvergeon était invitée sur le plateau de C A Vous pour évoquer son roman La Promesse aux éditions Grasset. Anne Lauvergeon a été l’ancienne secrétaire générale adjointe de l’Élysée et elle en a profité pour revenir sur le féminisme que l’ancien président de la République François Mitterrand a insufflé au palais présidentiel.
François Mitterrand, un président féministe
"Il vous avait choisie, François Mitterrand, parce que vous saviez dire non, c’est ce que vous racontez d’ailleurs, que François Mitterrand considérait les femmes, notamment celles qui lui tenaient tête et il va féminiser l’Élysée, comme jamais ça n’a été fait et comme jamais ça n’a plus été fait après ?" lui a demandé l’animatrice Anne-Élisabeth Lemoine. L’invitée a alors tenu à répondre avec honnêteté et sincérité à l’animatrice du programme de France 5. "Il y avait beaucoup de femmes dans des postes de responsabilité. Il était à l’aise avec les femmes, il faisait confiance aux femmes. Il en a poussé beaucoup en politique qui ont d’ailleurs fait carrière ensuite. Il y avait une forme, dans sa génération, assez rare, de féministes. Je dirais, que moi, j’ai pu constater dans ma carrière avant et après que les hommes qui n’avaient pas de problèmes avec les femmes et qui étaient vraiment en général positifs sur les femmes professionnellement, c’étaient les hommes qui avaient des filles qu’ils aimaient", a-t-elle expliqué.
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Le secret de François Mitterrand
Rappelons que c’est en 1994 que les Français ont découvert l’existence de la fille cachée de François Mitterrand prénommée Mazarine Pingeot, qui était le fruit de son union avec Anne Pingeot.
Anne Lauvergeon est également revenue sur le jour où elle a appris l’existence de sa fille cachée. "Le secret qu’il a gardé le plus longtemps, c’est celui de Mazarine dont il vous apprend officiellement l’existence d’une très jolie façon en vous demandant d’appeler l’École Normale Supérieure pour savoir si une certaine Mazarine Pingeot était reçue", a tenu à recontextualiser Anne-Élisabeth Lemoine avant que Anne Lauvergeon n’explique : "Ce que je fais bien sûr et j’ai confirmation et c’est vrai qu’il rayonnait et il m’a dit quelque chose comme ‘vous n’êtes plus la seule normalienne de mon proche entourage’, il est reparti dans son bureau et puis, il est revenu et là, il ne pouvait plus, il craquait ‘c’est ma fille !’, c’était le bonheur absolu".