Les Jeux olympiques débutent dans exactement 500 jours dans la capitale. À cette occasion, Tony Estanguet, président du comité d’organisation des Jeux olympiques & paralympiques de Paris 2024, était présent sur le plateau de Télématin ce mardi 14 mars sur France 2. Thomas Sotto en a alors profité pour interroger le triple champion olympique de canoë sur l’épineuse question de la gestion des athlètes russes aux JO. "Ce n’est pas tranché", a ainsi assuré Tony Estanguet, avant d’ajouter : "C’est le CIO qui va trancher pour la partie olympique et le comité paralympique international pour la partie paralympique. Actuellement, ce sont les fédérations internationales qui décident si les Russes sont éligibles aux compétitions qualificatives. Dans tous les sports aujourd’hui, les qualifications pour Paris 2024 ont déjà commencé. À date, il n’y a que trois sports qui autorisent les Russes à participer : le tennis, la boxe et l’escrime."
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Si la décision ne lui revient pas personnellement, Tony Estanguet, lui, ne ferme pas la porte aux Russes pour Paris 2024, avec la possibilité notamment de les accueillir sous bannière neutre : "Il y a plusieurs options sur la table. Ce n’est pas moi qui décide. Moi, je crois aux valeurs du sport, comme un lieu d’universalité, comme un lieu de rencontre." Le dirigeant a rappelé les valeurs olympiques pour appuyer son propos : "Dans tous les cas, ça a toujours été l’esprit des jeux. La trêve olympique, c’était de mettre de côté les problèmes géopolitiques et on autorise toutes les nations du monde entier à participer aux Jeux dans un esprit de paix. Aujourd’hui, on est dans une situation qui est tragique, absolument horrible. L’urgence, c’est d’abord de soutenir l’Ukraine et ses athlètes ukrainiens et d’espérer une fin du conflit."
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Cette déclaration ne devrait pas être du goût d’Anne Hidalgo. Depuis le début du conflit en Ukraine, la maire de Paris a fait part de son souhait de ne pas accepter les athlètes russes aux prochains JO, même sous bannière neutre. Ce mardi 14 mars, dans un entretien pour L’Équipe, l’élue socialiste a réitéré son propos d’un ton ferme : "Que le CIO ait choisi Paris pour la célébration de cette olympiade, c’est un signe très fort parce que c’est la capitale des droits humains. C’est la capitale où se sont scellées toutes les grandes déclarations universelles des droits humains depuis la Révolution française. C’est un pays et une ville qui ne peuvent pas détourner le regard lorsqu’il s’agit de droits humains. Et là, qu’est ce qui est en cause ? Le droit d’un peuple à décider de son destin ? (…) C’est la responsabilité de Paris, qui n’est pas une ville neutre et qui ne le sera jamais, de dire que ce n’est pas possible. Je n’imagine pas qu’il prenne cette décision ! Je n’imagine pas une seconde que le CIO puisse avoir envie de laisser un tel héritage. Donc, je vais tout faire pour que ça n’advienne pas !"
N.O