« Je serai toujours alcoolique » : Les lourdes confidences de Jérémy Ferrari sur sa maladie dans Télématin (VIDÉO)

Publié le 13 mars 2023 à 11:20
Jérémy Ferrari était invité dans Télématin ce lundi 13 mars afin de présenter son spectacle Anesthésie générale, qu'il jouera notamment à l'Accor Arena en Arena les 9 et 10 mars 2024. L'occasion pour l'humoriste de se livrer comme jamais sur ses problèmes personnels...

Jérémy Ferrari voit les choses en grand. Actuellement en tournée dans toute la France pour jouer son spectacle Anesthésie générale, l’humoriste fera étape à Paris les 9 et 10 mars 2024 pour se produire à l’Accor Arena, salle qui pourra accueillir près de 15 000 personnes par soirée. Invité sur le plateau de Télématin ce lundi 13 mars sur France 2, l’artiste de 37 ans s’est exprimé sur les différences entre une performance sur une petite scène et un one-man-show dans une plus grande salle : "Ça change pleins de choses. Ce sont des choix. J’aime beaucoup être en tournée, donc à Paris ce que j’ai essayé de faire depuis un petit moment, c’est que je fais des grandes salles pas longtemps, parce que j’aime bien bouger. Je ne pensais jamais dans ma vie pouvoir faire Bercy. Ça n’a absolument rien à voir. Les petites salles sont géniales, parce qu’il y a cette proximité ce qui fait que c’est très rigolo parce qu’on voit tout le monde. On ne va pas se mentir, jouer devant 6000 personnes c’est tellement grisant, c’est tellement incroyable. Maintenant, on a des trucs techniques qui font que même le 6000e voit bien et entend bien. À Bercy, on aura des écrans de 45m2, c’est plus grand que mon appart quand je suis arrivé à Paris !"

Réputé pour son humour noir qui a fait son succès et l’a révélé dans On n’demande qu’à en rire entre 2010 et 2012, Jérémy Ferrari a également fait le choix de se livrer plus en profondeur dans Anesthésie générale. Ainsi, l’humoriste n’hésite pas à parler de sujets personnels, comme ses troubles psychiatriques, son alcoolisme ou sa tentative de suicide : "Je n’ai jamais parlé de moi sur scène. Je me disais que là c’était le bon moment", raconte le natif de Charleville-Mézières auprès de Julia Vignali. "Parce que quand vous faites une cure de désintoxication et que vous comprenez que vous avez une liste de maladies invisibles, des maladies psychiatriques, et que vous comprenez qui vous êtes de manière un petit peu plus sincère, vous avez envie de le partager avec les gens qui vous ont accompagné. Moi, j’ai grandi avec le public. J’ai 37 ans, ça va faire 12 ans que je suis sur scène avec les gens. (…) Je m’en suis sorti sans traitement, pratiquement uniquement avec la parole."

Alors que Thomas Sotto demande par la suite à Jérémy Ferrari s’il est aujourd’hui guéri, ce dernier a répondu à cœur ouvert : "Je ne serai jamais guéri, je serai toujours alcoolique. C’est une maladie neurologique, l’addiction ça ne se guérit pas. Il faut juste être sevré et faire en sortir d’adoucir la vie autour pour que refuser un verre de rosé ne soit pas trop insupportable. Pour les maladies invisibles que j’ai, c’est pareil. L’hygiène de vie est primordiale et puis les groupes de parole. C’est pour ça que j’ai voulu en parler, moi c’est grâce à la parole que je me suis libéré. Je sais que ça aide plein de gens à aller rencontrer des psychiatres ou aller en réunion d’alcooliques anonymes. Je sais que ça aide plein de gens donc c’est pour ça que je l’ai fait."

N.O

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