La France vit des moments compliqués aux Championnats du monde d’athlétisme qui se déroulent actuellement à Budapest, en Hongrie. Alors que l’événement a débuté le 19 août, la délégation tricolore n’a jusqu’ici toujours pas remporté la moindre médaille. Une véritable déception à moins d’un an des Jeux olympiques de Paris. Lundi 21 août, après l’échec des Français Sasha Zhoya et Wilhem Belocian en finale du 110m haies, Stéphane Diagana a partagé sur France 3 son constat sans appel sur la gestion de l’athlétisme dans l’hexagone : "Quand on a trois médailles en athlétisme, c’est un carton… Je parle pour les Jeux olympiques, historiquement, c’est un carton. Avec la concurrence internationale que l’on a, si on ne modifie pas profondément beaucoup de choses, trois médailles ce sera le top. On ne va pas aller plutôt vers six, on ira plutôt vers deux ou une, parce que quand on voit les nations ici, il y a des nations qui investissent plus. Même s’il y a des choses sont faites au niveau de l’Agence nationale du sport, au niveau de la Fédération… Mais c’est tout un système… C’est la place du sport à l’école. Ça part de là !"
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Ce mardi 22 août, Renaud Lavillenie s’est à son tour exprimé sur la situation critique que connaît son sport. Invité sur le plateau de L’Équipe de Choc, le nouveau talk-show de La Chaîne L’Équipe, le champion olympique 2012, absent de ces Mondiaux à cause d’une blessure aux ischio-jambiers a estimé que ces performances résultaient de la gestion de l’athlétisme en France : "Je pense que le constat que l’on peut avoir, c’est que oui, on est un grand pays de sport, mais l’athlétisme ne fait clairement pas partie des priorités en France. Si on prend l’exemple des lancers, j’ose imaginer que tous les meilleurs lanceurs de France que l’on peut avoir ne font pas d’athlé. Ils font du handball, du rugby, du basket… Des sports qui sont professionnels où, forcément, il y a aussi de l’argent qui rentre en compte. Nous en athlé, on n’est pas assez attractif pour cela. C’est un sport où il y a beaucoup de passionnés, sauf que des fois, les choix se font… Il faut dire une chose, l’athlétisme, ce sont tous les sports qui sont réunis. Dans tous les sports, il faut soit courir, soit lancer, soit sauter. Nous, on a cette base-là qui est clairement sous-exploitée dès le plus jeune âge. Ce qui fait qu’après les répercussions au niveau mondial sont directes."