Invitée de "C à vous" ce jeudi, la journaliste vedette de France Télévisions est revenue sur son parcours exceptionnel et son départ volontaire du JT de France 2.
Une vocation née par hasard mais vécue avec passion
Sur le plateau d’Anne-Élisabeth Lemoine ce jeudi 25 septembre, Élise Lucet s’est confiée avec une rare sincérité sur son parcours professionnel atypique. Venue présenter le dernier numéro d’Envoyé Spécial, la journaliste a évoqué ses 26 années passées à présenter des journaux télévisés, une fonction qu’elle n’avait pourtant jamais envisagée initialement.
"26 ans à présenter le JT, un job dont vous ne rêviez pas du tout et que vous avez quitté de vous-même, ce qui arrive quand même très rarement en fait", lui a rappelé l’animatrice de France 5. La réponse d’Élise Lucet témoigne d’une relation passionnelle avec le métier : "Oui, mais c’est super justement d’avoir cette occasion, à la fois très franchement, effectivement, je n’en rêvais pas, j’en suis tombée amoureuse parce que je trouve que c’est un endroit idéal pour voir justement comment ça bouge, comment la société française bouge, comment le monde bouge, tout ça."
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Cette position privilégiée d’observatrice du monde, elle la décrit avec une belle métaphore : "J’ai l’impression d’avoir vraiment le stéthoscope sur le cœur du pays et un peu parfois sur le cœur du monde, tout en restant modeste bien sûr, mais d’entendre, de voir ce qu’il se passe, de sentir tout ça." Pour la journaliste, le plateau du JT représentait bien plus qu’un simple poste de travail : "C’est un poste d’observation super, c’est la mise en valeur du travail des équipes, donc ça moi je sais que j’adore ça, pas par hasard que je joue toujours avec mes équipes sur votre plateau, j’adore les mettre en valeur."
Un départ anticipé et mûrement réfléchi
L’une des particularités du parcours d’Élise Lucet réside dans sa capacité à avoir choisi le moment de son départ du JT de France 2. Une rareté dans le milieu télévisuel, comme elle l’avait déjà confié dans le podcast "Sous le soleil de Platon" sur France Inter : "C’était super parce que c’est un moment que j’ai choisi", rappelant que "La plupart des présentateurs de JT, on leur montre la porte".
La décision avait été longuement mûrie et anticipée. Un an avant son départ effectif en 2016, elle était allée voir son patron d’alors, Thierry Thuillier : "Tu sais, ça fait 25 ans que je fais des JT, je pense que c’est bon. Pour faire des JT, il faut être à 100%. Je suis à 98%, il est temps que je m’en aille." Une démarche qui témoigne de son exigence professionnelle et de sa lucidité sur ses propres capacités.