À seulement 24 ans, Marguerite n’a pas tardé à transformer l’élan suscité par son passage à la Star Academy en véritable projet artistique ! Quelques mois après sa sortie du château avec une sixième place, elle a dévoilé son premier single Les Filles, les meufs, un titre aux allures de coming out bisexuel qui interroge subtilement les relations entre hommes et femmes.
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Marguerite explique son titre Première Dauphine
L’artiste, qui prépare déjà une tournée dès novembre, conclura cette première grande aventure par un concert à La Cigale en mars 2026. Un succès rapide qui ne dissipe pas pour autant ses incertitudes. "On se dit qu’une chanson qui perce, c’est peut-être juste un coup de bol, mais j’ai surtout peur de comment l’EP va être reçu…", a-t-elle confié au magazine Têtu. La pression se fait sentir au moment d’aborder cette nouvelle étape… "C’est plus de pression, puisque ce sont ma musique, mes textes, mon intimité. Je ressens beaucoup d’attentes et, en tant que jeune pousse dans le métier, c’est vertigineux !", a-t-elle expliqué.
Invitée ce vendredi 26 septembre sur le plateau de Quotidien, sur TMC, la jeune femme est revenue sur le sens de plusieurs de ses titres dont Première Dauphine. "C’est une chanson sur la loose", a-t-elle commencé avant d’être interrompue pr Yann Barthès qui lui a dit que pour lui ce n’était pas le sujet évoqué. Marguerite a alors précisé qu’elle avait souhaité parler du sentiment de "ne pas être premier", de "ce que la société considère comme la loose". "Moi, j’ai pas gagné, par exemple, la Star Academy. Je suis hyper heureuse et je fais plein de trucs géniaux et je suis ici", a-t-elle expliqué.
Comment la jeune femme s’est-elle remise de son départ de la Star Ac ?
Puis de détailler : "En fait, j’ai vu une interview de Hakim Jemili. (…) On dirait qu’il n’y a pas de rapport, mais je vous jure, il y a un rapport. En fait, il disait : ‘J’ai réussi à être heureux dans ma vie quand j’ai compris qu’il fallait être aussi et d’abord heureux pour les autres et pour le succès des autres’. Et moi, ça a beaucoup résonné. Ça m’a un peu bouleversée parce que je faisais du théâtre avant. Enfin, j’étais confrontée aux auditions, aux concours, aux compétitions… J’ai fait un télé-crochet. Parfois, les autres étaient pris et pas moi, tout ça…".
"Il y a des questions de toute ma vie. Je pense qu’on a tous ça à un moment de notre vie. Et je me suis dit, mais si je pensais comme ça, peut-être que je serais la plus heureuse du monde. Et j’ai trouvé que c’était assez vrai… Et Première Dauphine aussi parce que les concours de Miss, ça met en exergue aussi le fait que les femmes sont très mises en compétition… Je trouvais ça chouette de parler de ça aussi", a-t-elle conclu.
Marguerite revient sur les rumeurs de plagiat
Sur ce point et le fait que certains puissent faire peser un sentiment de compétitions entre les femmes artistes, elle s’est confiée à Ciné Télé Revue sur un cas bien précis. Elle a évoqué les rumeurs qui affirment qu’elle aurait plagié une chanson d’Helena et a assuré que c’était "un non-sujet" à ses yeux. "La chanson, je l’avais fait écouter à Helena parce qu’on est amies, et elle l’avait adorée. Le même soir, elle m’avait fait écouter Tout gâcher et nous n’avions même pas remarqué de similitudes", a-t-elle raconté.
Et d’analyser : "Pour moi, c’est symptomatique d’un problème de société : les artistes pop féminines sont sans cesse comparées, mises en compétition. Alors que dans d’autres genres, comme le rap, il y a des chansons très similaires et personne ne crie au scandale". Elle s’est aussi livrée sur la volonté d’émancipation d’une génération d’artistes féminines.
"C’est représentatif de ce que défend notre génération et de l’évolution de la figure de l’artiste féminine. Aujourd’hui, des artistes comme Helena, Marine, Angèle tiennent les rênes de leur projet. Elles proposent des œuvres personnelles, qui leur ressemblent. C’est une volonté de faire évoluer l’industrie, nous ne sommes pas des objets, mais des êtres humains qui veulent partager leur vécu à travers la musique", a conclu Marguerite.