Ce mercredi 15 janvier en première partie de soirée sur BFMTV, le journaliste Benjamin Duhamel invitait des représentants politiques de divers partis pour un débat en réaction à l’actualité intitulé : "Retraites : comment les financer ?". Sur le plateau, de légères tensions ont eu lieu.
Antoine Armand vs Éric Coquerel sur BFMTV
Lorsqu’Éric Coquerel, le président de la commission des Finances pour LFI, a accusé l’État de favoriser financièrement "les rentiers et les grandes entreprises". "Ah, ça reprend, les boucs émissaires sont de retour", a ironisé Antoine Armand, l’ex-ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie de la France dans le gouvernement Michel Barnier. Éric Coquerel a alors évoqué l’abrogation de la taxe ISF dès l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 et rappelé les statistiques de l’INSEE : "De 2017 à aujourd’hui, les 500 personnes les plus riches de ce pays ont vu leur patrimoine doubler grâce à votre politique". Puis, Olivier Besancenot a eu la parole, avant d’être lui aussi raillé par le député de la coalition Ensemble pour la République. "On a basculé dans un monde parallèle", a coupé Antoine Armand, agaçant le militant…
À lire également
Olivier Besancenot vexé par Antoine Armand
"Oui, mais peut-être, les mondes parallèles, les boucs émissaires… J’ai compris ! Je vous invite à relire les discours de Nicolas Sarkozy en 2008, l’idée que le marché avait raison sur tout était une idée folle, le capitalisme financier, c’était une idée folle", a rétorqué Olivier Besancenot. Une réponse qui n’a pas été comprise par son interlocuteur : "Vous avez réussi en 3 secondes à mélanger 5 trucs qui n’ont rien à voir. C’est impressionnant, on vous a complètement perdu !". "Okay, c’est comme la retraite par points, vous les distribuez sur le plateau ? Je peux terminer une phrase sans être jugé ? Moi, je vous ai écouté, je ne juge pas la manière dont vous parlez, voilà !", s’est impatienté Olivier Besancenot. Le député de la 2ème circonscription de la Haute-Savoie s’est défendu : "Je comprends qu’on a le droit de s’interpeller, sauf si c’est vous qui faites la police". Olivier Besancenot a alors conclu : "Non, mais du coup, je vous réponds ! J’assume de dire que la question des retraites touche au captal travail, (…) qu’il y a une histoire populaire dans ce pays qui fait qu’on s’est battu, des générations avant nous, pour que la retraite soit autre chose que l’anti-chambre de la mort et que ça soit une nouvelle séquence de la vie".