Gilles Verdez aurait pu très mal tourner. C’est en tout cas ce qu’il a affirmé ce lundi 4 décembre 2023 dans un nouveau numéro de TPMP sur C8. Le fidèle chroniqueur de Cyril Hanouna a en effet fait des révélations sur son passé d’accro aux jeux.
Le journaliste, aujourd’hui âgé de 59 ans, a en effet confié : “Moi j’ai eu des gens qui m’ont aidé quand j’étais addict aux jeux. Je jouais aux courses et heureusement que j’ai perdu d’abord parce que je partais très mal”.
L’ancien reporter du Parisien, qui est chroniqueur dans l’émission de Cyril Hanouna depuis 2013, ajoute : “Je jouais de plus en plus. J’étais en quelque sorte galvanisé et je me prenais pour le roi du monde”.
Grand reporter au sein du journal L’Équipe de 1996 à 1999, Gilles Verdez est alors complètement dépendant au jeu : “C’est un vrai problème. Mon argent volait. Je jouais, 100. Je gagnais 400. J’avais des sommes fortes. Et heureusement que j’ai perdu et j’en ai parlé à des gens du milieu des courses qui m’ont dit arrête, tu vas t’enliser, t’es pas de ce milieu-là, fais très attention à toi”.
À lire également
Le mari de Fatou poursuit son récit : “Je suis allé dans des PMU où les gens jouaient, j’ai discuté avec eux et ça m’a beaucoup aidé, franchement. Sinon je pense que j’aurais pu perdre tout ce que j’avais ! Ce qui était pas énorme, mais j’aurais pu tout perdre !”
Heureusement, Gilles Verdez a réussi à sortir de son addiction.
Il faut savoir qu’en 2019, 47,2% des 18-25 ans ont joué à un jeu d’argent ou de hasard (50,4% des hommes et 44,2% des femmes). Les jeux de tirage sont les plus couramment pratiqués (30,7%), suivis des jeux de grattage (26,9%) et des paris sportifs (5,2%).
L’OFDT (Observatoire français des drogues et des tendances addictives) estime que 1,3 million de ces joueurs sont à risque de pratique problématique. Les hommes sont surreprésentés, à 66%. En 2019, 2 300 personnes étaient prises en charge en Centre de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA).
Gilles Verdez a donc pu décrocher de son addiction avant qu’elle ne devienne problématique.