Yann Moix réplique. Ce mardi 7 mai, l’écrivain était invité d’Apolline Matin sur BFMTV pour présenter son nouveau livre intitulé Visa, qui parle de ses voyages en Corée du Nord. Un ouvrage qui n’a pas manqué d’interpeller Apolline de Malherbe, qui a lancé d’emblée : "Je voudrai quand même comprendre votre fascination assez sordide pour la Corée du Nord et ensuite l’idée même d’y emmener un Gérard Depardieu…" En 2018, Yann Moix s’est rendu dans le pays du secret en compagnie de Gérard Depardieu à l’occasion des 70 ans de l’indépendance. À cette occasion, l’ancien chroniqueur d’On n’est pas couché en avait profité pour tourner un film controversé, dont certaines images ont été ensuite diffusées dans un numéro de Complément d’enquête devenu célèbre. Depuis, l’acteur fait l’objet de 2 plaintes pour viols et 3 pour agression sexuelle.
Malgré tout, Yann Moix s’est défendu de ses voyages en Corée du Nord face à Apolline de Malherbe. L’auteur âgé de 56 ans a d’abord mis les choses au clair avec la journaliste de BFMTV : "Je ne vous permets pas de dire que la fascination est sordide, pour une raison très simple. C’est un pays extrêmement mal connu, c’est un ailleurs." Apolline de Malherbe a rétorqué : "De fait qu’il est mal connu, c’est qu’on ne peut pas y rentrer…" Ce a quoi Yann Moix a répondu : "J’y suis allé quatre fois, on peut donc y rentrer. C’est un ailleurs dans un monde où tous les pays se photocopient les uns les autres. Dans un monde où tous les aéroports est le jumeau de l’aéroport précédent. Vous allez à Manaos, c’est exactement le même aéroport qu’à Londres ou à New York. La Corée du Nord est un ailleurs."
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Yann Moix aime la Corée
"J’aimerai vous préciser que dans cet ailleurs, contrairement à ce que les gens s’imaginent, il y a des gens qui y habitent", poursuit Yann Moix, excédé par les stéréotypes dont peut faire l’objet la Corée du Nord. "Il y a une population en Corée du Nord, il y a des citoyens nord-coréens. Bien sûr, vous ne pouvez pas aller en Corée du Nord, que vous soyez journaliste ou écrivain, sans que le régime ne vous y autorise. Vous avez deux guides en Corée du Nord qui se surveillent l’un l’autre et qui vous surveillent. C’est comme l’URSS des années 60. C’est un pays qu’il est extrêmement difficile de comprendre à travers la littérature qui y est consacrée. Pour comprendre ce pays, il faut y aller physiquement."
Yann Moix a ensuite expliqué qu’il avait une attirance particulière pour les pays à la réputation mystérieuse : "Ce n’est pas le seul pays étrange qui m’intéresse. J’adore voyager. Je suis allé en Syrie, en Albanie, en Corée du Nord… D’abord, c’est la culture coréenne dans son ensemble qui m’intéresse. Je m’aperçois que la Corée du Sud et la Corée du Nord ont beaucoup de points communs. Donc connaissant bien la Corée du Sud, je voulais connaître le nord. Ce n’est pas plus sordide qu’autre chose, c’est un voyage."