« Il y a quelque chose d’un peu Tartuffe dans votre discours » : Gérard Darmon se paye Edwy Plenel (VIDEO)

Publié le 6 février 2022 à 12:14
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Dans "On est en direct" sur France 2, Gérard Darmon a dit ses quatre vérités au directeur de Mediapart.

Le face-à-face de la semaine dans On est en direct s’est déroulé avec Edwy Plenel ce samedi 5 février sur France 2. À l’issue de son entretien avec Léa Salamé et Laurent Ruquier, l’invité a eu affaire à un débriefing très épicé de la part d’une autre vedette présente sur le plateau, à savoir Gérard Darmon. "D’abord, c’est un homme qui tremble lorsqu’il parle. Ça, déjà, c’est quelque chose d’assez troublant. Et puis j’ai l’impression d’entendre ce discours depuis quatre siècles, quoi. J’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes. Je suis un peu déçu, parce qu’au départ, quand Mediapart a été fondé, c’était plutôt encourageant, un espèce de chevalier blanc qui va débusquer des dossiers. Et puis à l’arrivée… Vous soulevez des problèmes qui existent, qui sont réels. Des solutions, on n’en a pas beaucoup", a regretté le comédien. 

Ce dernier a poursuivi en allant plus loin, qualifiant son interlocuteur de"père fouettard de la politique, même des rapports humains. Vous savez tout. Vous savez tout et rien d’autre, je trouve. La quintessence de ce que vous avez dit ce soir, c’est pas grand chose en fait". Plus tôt dans l’émission, Edwy Plenel avait dénoncé les discours de Zemmour, les dangers de l’extrême-droite sur la démocratie ou encore le pouvoir des riches sur les médias, comme l’a résumé l’acteur. "Tout le monde sait ça", a-t-il estimé. Sans laisser de répit au journaliste, Gérard Darmon a conclu : "Je trouve que les méthodes ne sont pas très efficaces. Il y a quelque chose d’un peu Tartuffe dans votre discours qui me gêne un peu". "La charge est lourde", a commenté Léa Salamé, demandant à l’artiste de bien vouloir laisser le principal intéressé lui répondre. "Vous ne me connaissez pas. Moi, je ne vous juge pas", a commencé Edwy Plenel. "Moi non plus je ne vous juge pas", s’est défendu son détracteur. "À peine, à peine…", a ironisé le directeur de publication du célèbre site d’information. "Je vous reproche de temps en temps d’être juge, d’être policier, de passer des coups de fils, de lancer des infos (…) en loucedé", a précisé le comédien.

Ayant le sentiment de ne pas avoir la possibilité de s’exprimer, Edwy Plenel a finalement répondu : "Vous n’avez pas trop envie d’entendre la réponse, mais c’est une caricature, un préjugé que nous vivons, les journalistes qui font ce travail, qui apportent les mauvaises nouvelles, qui disent des vérités qu’on n’a pas envie d’entendre. On est habitués à ça, au fait que des gens nous cataloguent, nous voient comme des inquisiteurs, des persécuteurs. Citez-moi une information publiée par Mediapart qui n’ait pas été d’intérêt public, (…) qui n’ait pas été vraie ?". Laurent Ruquier a alors donné l’exemple des vacances de Jean-Michel Blanquer à Ibiza, dont il a douté de l’intérêt public. Sur Twitter, Edwy Plenel a déploré une "attaque personnelle visait en réalité le journalisme, du moins celui qui enquête". Une autre journaliste de mediapart, Faïza Zerouala, s’est agacée : "D’accord Gérard Darmon, on change nos méthodes de travail dès demain. Finis les coups de fil pour vérifier nos informations. Recouper et faire du contradictoire c’est nul. Et pourquoi ne finit-il jamais une phrase ? Quelqu’un a compris ce qu’il nous reproche à part notre taf ?".

Hugo Mallais

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