En 2008, Michel Drucker la Ligue de Défense des Alpilles avait contesté devant la justice le permis de construire de Michel Drucker pour une villa, sur un terrain situé près d’une chapelle classée. À l’époque, la proximité de l’animateur avec Nicolas Sarkozy lui a valu cette polémique basée, selon lui, sur des rumeurs non fondées. C’est ce qu’il a affirmé ce jeudi 3 février sur France 2 dans Complément d’enquête. "Ça m’a coûté des ennuis de faire du vélo avec lui. (…) La rumeur disait que mon permis de construire n’avait pas été totalement très clair et que j’avais surtout bénéficié du soutien de Sarkozy. (…) Évidemment, tout cela était bidon. Le permis de construire était entièrement valable et le conseil d’Etat m’a donné raison", a-t-il expliqué. Mais le présentateur Tristan Waleckx ne s’est pas montré convaincu par cette version des faits. "Ça a été validé par le conseil d’Etat, mais il y a le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui vous avait apporté son soutien. Il y avait les ministres de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, NKM…", a-t-il rétorqué.
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"Pas du tout ! Pas du tout ! Non, non, non. C’était la rumeur ! C’était les fake news ! Il y avait des caricatures : ‘Comme il fait du vélo avec Sarkozy, il a sans doute bénéficié d’un permis de complaisance’. Ce qui était en fait bidon !", a affirmé l’animateur de Vivement Dimanche, faisant référence à des articles parus dans Le Canard Enchaîné. "L’histoire est sans doute un petit plus compliquée", a insisté le journaliste. De nouveau contredit, ce dernier a poursuivi : "À l’époque, le gouvernement de Nicolas Sarkozy, à travers le ministère de l’Environnement, vous avait apporté son soutien dans la procédure judiciaire". Des accusations qui seraient non prouvées pour Michel Drucker, qui s’est impatienté : "Non ! Pas du tout ! Pas du tout ! Absolument pas ! Ça, c’est bidon ! Vous n’avez pas eu les bonnes lectures, là !". Tristan Waleckx a alors rappelé que Le Canard Enchaîné avait dévoilé un supposé courrier rédigé par Cécile Duflot où elle annulait la "requête" soutenant le permis de construire de Michel Drucker. "Jamais un gouvernement quel qu’il soit (…) ne s’est immiscé dans un dossier sans intérêt. Et le Conseil d’État a été catégorique là-dessus. Le Conseil d’État, ce n’est pas une institution légère, hein !", a conclu Michel Drucker.
Hugo Mallais