« Il s’est tué à ma place » : Yann Arthus-Bertrand révèle comment il a échappé au crash qui a coûté la vie à Daniel Balavoine (VIDEO)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:25
Sur le plateau de C à vous vendredi 31 octobre, Yann Arthus-Bertrand a révélé avec émotion que Daniel Balavoine avait pris sa place dans l'hélicoptère qui s'est écrasé en 1986.

Invité de C à vous ce vendredi 31 octobre, Yann Arthus-Bertrand s’est confié avec émotion sur le drame du 14 janvier 1986. Le photographe a révélé qu’il aurait dû être dans l’hélicoptère à la place du chanteur.

Le jour où Thierry Sabine lui a demandé de céder sa place

À l’approche du 40e anniversaire de la tragédie, Yann Arthus-Bertrand a accepté de revenir sur cet épisode qui a bouleversé sa vie. Sur le plateau de France 5, face à Mohamed Bouhafsi qui présentait l’émission ce vendredi soir, le photographe a livré des révélations jusqu’alors méconnues du grand public. "Peu de gens le savent, mais vous étiez avec lui quelques minutes seulement avant le crash d’hélicoptère", a rappelé le journaliste avant que Yann Arthus-Bertrand ne se plonge dans ses souvenirs.

À l’époque, le célèbre photographe et écologiste n’avait pas encore acquis sa notoriété internationale. Il officiait comme pilote d’hélicoptère et photographe pour le Rallye Paris-Dakar, travaillant directement pour Thierry Sabine, l’organisateur de l’événement. C’est alors qu’un changement de dernière minute a scellé le destin tragique de Daniel Balavoine.

"J’étais le photographe de Thierry Sabine sur le Paris-Dakar. Et un jour, Thierry me demande : ‘Est-ce que tu ne pourrais pas donner ta place au chanteur ?’, comme il l’appelait", s’est remémoré Yann Arthus-Bertrand, la voix empreinte d’émotion. Cette simple demande lui a sauvé la vie, tandis qu’elle condamnait involontairement l’un des artistes les plus populaires de l’époque.

Le 14 janvier 1986, en fin de journée, l’hélicoptère décolle depuis Gao, au Mali. À son bord se trouvent Thierry Sabine, Daniel Balavoine venu soutenir un projet humanitaire, François-Xavier Bagnoud le pilote, Nathalie Odent journaliste à RTL, et Sabine Maréchal, ingénieure de l’organisation. Volant de nuit, l’appareil se retrouve pris dans une violente tempête de sable. Quelques minutes après le décollage, il s’écrase en plein désert de Gourma-Rharous. Les cinq occupants perdent la vie sur le coup. Daniel Balavoine n’avait que 33 ans.

Un lien spirituel entretenu depuis près de quarante ans

L’émotion était palpable sur le plateau de C à vous lorsque Yann Arthus-Bertrand a évoqué la profondeur du lien qui l’unit encore aujourd’hui à Daniel Balavoine. "J’ai une relation très spirituelle avec lui. Tous les matins, je me réveille avec la chanson [Tous les cris les S.O.S.] de Star Mania", a confié le photographe.

"On se connaissait bien, il était très impliqué, c’était quelqu’un d’extrêmement humain et formidable. Par la suite, j’ai beaucoup côtoyé France Gall, qui m’a raconté de nombreuses histoires à son sujet. Et donc, il s’est tué dans l’hélicoptère… à ma place", a-t-il ajouté, ne parvenant pas à dissimuler son émotion face à Mohamed Bouhafsi.

Yann Arthus-Bertrand a d’ailleurs participé aux recherches dans le désert immédiatement après le drame, faisant partie de l’équipe proche présente sur place lors du rallye. 

Un engagement en mémoire de l’artiste disparu

Yann Arthus-Bertrand a transformé ce drame en une forme d’engagement durable. "J’ai gardé avec lui ce lien très particulier de responsabilité. J’ai soutenu son association, et je me réveille tous les matins avec sa chanson. J’adorais ce titre à l’époque, et je l’adore encore aujourd’hui ; il a vraiment marqué notre génération", a-t-il confié avec sincérité.

Le photographe n’a cessé de rendre hommage à celui qu’il décrit comme une personnalité exceptionnelle. "J’adorais ce type à l’époque, et d’ailleurs je l’adore encore parce qu’il a vraiment marqué avec toutes ses chansons", a-t-il poursuivi. "Il avait une voix unique", a-t-il conclu, résumant en quelques mots l’immense talent de Daniel Balavoine.

Par
Mélissa Tellaa