“Il est temps qu’on le dise !” : Amel Bent se confie sur la dureté de la société envers les femmes auxquelles on n’excuse “rien” (VIDEO)

Publié le 6 février 2025 à 20:26
La chanteuse qui a sorti un nouveau titre intitulé "Décharge mentale" s'est confiée sur un sujet dont de plus en plus de personnes parlent, celui de la charge mentale. Maman, chanteuse, épouse, Amel Bent a expliqué qu'il était parfois difficile de porter toutes ses casquettes…

Amel Bent s’est imposée comme une figure incontournable de la scène musicale française depuis sa révélation en 2004 dans l’émission Nouvelle Star. Avec sa voix puissante, son charisme et ses textes empreints d’émotion, elle a su conquérir le public et s’imposer durablement dans l’industrie musicale. Après plusieurs années de carrière jalonnées de succès, la chanteuse a décidé de faire son grand retour sur scène en 2025, pour le plus grand bonheur de ses fans. Révélée à seulement 19 ans grâce à la deuxième saison de Nouvelle Star, l’interprète de Ma philosophie sera sur la scène de l’Accor Arena le 29 avril prochain. 

Amel Bent s’ouvre sur la charge mentale 

A cette occasion, et à celle de la sortie de son nouveau titre intitulé "Décharge mentale", elle était l’invitée ce jeudi 6 février d’Anne-Elisabeth Lemoine sur le plateau de C à vous sur France 5.  Après avoir interprété une version live de son titre dans lequel elle chante "Me réconcilier avec maman même si ce n’est pas elle qui a raison. Putain je ne vois plus aucun ami, une tournée ça laisse du vide. Et puis il faut que j’aille voir un médecin. Moi j’ai peur du cancer du sein", Amel Bent s’est livrée sur sa charge mentale et sur le fait que la société soit parfois ingrate avec les femmes.

"Les femmes en société, oui, on le sait, on va avoir plus de mal à vieillir, plus de mal à concilier notre vie de famille, de mère, d’épouse. J’ai l’impression qu’on nous demande partout, tout le temps, on nous sollicite partout, tout le temps, en ne nous excusant, rien. Il faut tout faire en étant fraîche, il ne faut pas grossir, il faut rester jeune, il faut absolument être une bonne mère, une bonne épouse, être au top au boulot parce qu’on sait qu’on ne va pas nous rater", a-t-elle d’abord regretté. Et de reprendre : "Ça, ça fait partie de cette fameuse charge mentale. Je ne sais pas si on l’exprime, c’est deux mots qu’on met depuis pas longtemps, mais sur quelque chose que je pense que ma mère a vécu, ma grand-mère a vécu… Il est temps qu’on le dise. Même si on souhaite l’être et on se bat pour ça, on n’est pas des surhumaines".

"On a le droit aussi d’être fragile"

La mère de famille ne s’est pas arrêtée là et a poursuivi : "Il y a un moment donné, on ne peut pas être 100% partout. Quand on ne l’est pas, il ne faut pas qu’on nous ramène à cette culpabilité permanente. Ce n’est pas possible de se dire : ‘Aujourd’hui, je n’ai pas pu aller chercher mes enfants à l’école. Suis-je une mère indigne ? Parce que j’étais au travail’. Et si je suis allée chercher mes enfants à l’école et que je n’ai pas fait telle chose au boulot, est-ce que je suis quelqu’un qui ne mérite pas sa place dans son entreprise ?".

Agacée, la chanteuse a continué sans mâcher ses mots : "Peu importe ce qu’on fait. Si on a les moyens de payer une nounou, on culpabilise parce que ce n’est pas nous qui faisons les sorties d’école. Si on n’a pas de nounou, on se dit : ‘Purée, j’adorerais pouvoir me payer une nounou parce que j’aimerais prendre un bain ou avoir une minute pour moi’. Je veux dire, toutes les femmes, chacune, selon qu’elles soient célibataires, pas célibataires, qu’elles aient des boulots qu’elles adorent ou des boulots qu’elles n’aiment pas, qu’elles soient mère au foyer, je crois qu’aucune de nous n’est épargnée par cette charge mentale…".

Lasse, Amel Bent considère qu’il "est temps qu’on se dise Stop". "On peut être forte, mais on a le droit aussi d’être fragile, d’avoir besoin de temps pour soi aussi, c’est hyper important. Cette charge mentale peut devenir aussi des problèmes de santé sérieux", a-t-elle conclu dans l’espoir de faire prendre conscience à certaines femmes qu’elles ne sont pas obligées de dépasser leur limite au détriment de leur santé.

Par
Kahina Boudjidj