“Vous vous en foutez, hein ? " Quand Charlotte Gonin, connue sous le nom de Vitaa, demande à ses enfants ce qu’ils pensent de son prénom − qu’elle dit détester − ou de son nom d’artiste, les gamins se marrent et préfèrent s’éclabousser et s’ébrouer dans la piscine de la jolie maison familiale… Pendant deux ans, la chanteuse, qui vient d’être une nouvelle fois récompensée aux NRJ Music Awards, consacrée Artiste féminine francophone de l’année 2024, a accepté d’être suivie par les caméras de Matthieu Valluet, qui avait déjà collaboré, en 2014, avec l’artiste Ben l’Oncle Soul, pour un format similaire (Inside My Soul).
À lire également
"Les gens pensent que je suis originaire d’une petite ville, mais je vivais dans une forêt"
Dans ce film, produit par Capa et Indifference Prod (son label), tout est très contrôlé, mais les fans de Vitaa et les personnes qui ne la connaîtraient pas encore bien peuvent la découvrir dans des séquences inédites. Comme celle, décalée, qui la montre roulant à moto avec son frère et son père dans la campagne lyonnaise, pour, entre deux haltes, alimenter ses réseaux sociaux (1,1 million de followers sur Instagram, 750 500 sur TikTok), avant de revenir jeter un coup d’œil à la maison où elle a grandi. « Les gens pensent que je suis originaire d’une petite ville, mais je vivais dans la forêt. Pour aller à l’école, nous devions faire une trentaine de kilomètres en voiture. » Son frère, Mathieu, la charrie un peu − pour la forme −, tandis qu’elle achève un live avec ses fans : « Ça y est, la star, t’as fini ? » Sourire en coin, il se rappelle quand sa petite sœur passait des après-midi entiers dans sa chambre à travailler sa voix : « Elle chantait en boucle du Mariah Carey ! »
UNE PARODIE QUI VAUT DE L’OR : "Après ça, tout le monde voulait me signer"
"Physiquement, ça ne colle pas avec la voix !" Vitaa se souvient de ces commentaires expéditifs, à ses débuts, dans les années 2000, lorsqu’elle tente de percer en dehors du milieu du rap, où elle s’était fait un peu connaître. La jeune femme, estampillée R’n’B, alors que ce type de musique ne marche pas encore vraiment en France, se heurte à un mur. Sa rencontre avec Diam’s va tout changer, grâce au titre Confessions nocturnes, sorti en 2006, un duo qui deviendra un tube générationnel et qui aura même droit à sa parodie : Mauvaise foi nocturne, interprétée par Fatal Bazooka et Vitoo, alias Michaël Youn et Pascal Obispo. "Après ça, tout le monde voulait me signer !", se rappelle l’auteure-compositrice-interprète.
À lire également
"La notoriété, c’est aussi fort que dangereux"
Son premier album, À fleur de toi, publié en 2007, la propulse numéro 1 en France. Le disque se vend à plus de 400000 exemplaires et fait entrer l’artiste dans la cour des grands. Suivront quatre albums solo (dont le dernier est baptisé Charlotte), et trois albums en collaboration avec Slimane, Amel Bent et Camélia Jordana. « La notoriété, c’est aussi fort que dangereux », glisse la chanteuse, victime fin 2023 d’un cambriolage, très médiatisé. Faisant allusion à Diam’s, Vitaa confie, face caméra : "Je crois que moi aussi, je vais bientôt sortir de la lumière." Son rêve ? Ne plus écrire que pour les autres…
Vitaa : Je m’appelle Charlotte, vendredi 22 novembre à 21h25 sur TMC