Alors que Damien Rieu, Jérôme Rivière, et Gilbert Collard, ont quitté le Rassemblement national pour le camp Zemmour, et que Marion Maréchal pourrait suivre le même chemin, Jean-Marie Le Pen est sorti de sa retraite, ce week-end pour lancer un avertissement.
Le Menhir, âgé de 93 ans, a déclaré dimanche 30 janvier sur LCI que malgré "la sympathie (qu’il a) pour Éric (Zemmour)", c’est Marine Le Pen qu’il choisit pour la présidentielle de 2022. "Bien sûr, je soutiens ma fille qui est la candidate du Rassemblement national. C’est assez naturel" a-t-il assuré, alors qu’il reprochait à la candidate du RN son manque de "virilité", en juin 2021.
"Pas engagé dans la campagne électorale proprement dite", le fondateur du Front national a commenté les récents départs avec pragmatisme, en assurant : "La trahison est une habitude dans la politique".
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Il a toutefois pointé du doigt un choix de calendrier très malheureux pour claquer la porte, estimant : "Ça arrive que des gens aient des opinions divergentes. C’est regrettable que cela soit dans le cours de la campagne électorale et je comprends que Marine Le Pen en soit choquée quand même. Les passions l’emportent sur la raison".
Plus tôt sur BFMTV, Jean-Marie Le Pen a également eu un mot pour sa petite fille, Marion Maréchal. Elle qui a annoncé qu’elle ne soutenait pas Marine Le Pen à la présidentielle et qu’elle réfléchissait à rejoindre Reconquête a reçu un blâme pour ses "chamailleries" en famille.
Jean-Marie Le Pen a jugé son retournement de veste "choquant" et a assuré qu’il "ne comprendrait pas" qu’elle soutienne un rival, alors que "Les programmes sont parallèles" et que "tout doit la porter à être du côté de sa tante et pas d’un inconnu, si sympathique soit-il".
F.A