En 2022, la campagne du Rassemblement National, ce sera sans Marion Maréchal. La nièce de Marine Le Pen a annoncé ce 27 janvier au soir qu’elle ne la soutiendrait pas pour cette présidentielle. Pire encore, celle qui est devenue directrice d’un groupe scolaire depuis qu’elle s’est mise en retrait de la vie politique, a expliqué qu’elle pourrait rouler pour Eric Zemmour.
C’est ce qu’elle a confié au Parisien, qui lui a demandé si elle comptait rejoindre Reconquête. Marion Maréchal a répondu : "Je réfléchis. Aucune décision n’est prise. Je ne sais pas qui est le mieux placé. La campagne est encore longue. Éric Zemmour a une marge de progression plus grande chez les classes populaires et les abstentionnistes que Marine Le Pen auprès des classes supérieures".
Une décision qui a laissé sa tante sous le choc. Ce 28 janvier, alors qu’elle était l’invitée de Laurence Ferrari dans la matinale de CNews, Marine Le Pen a réagi à cette annonce. Elle a confié à propos de sa famille : "J’ai avec Marion une histoire particulière parce que je l’ai élevée avec ma sœur pendant les premières années de sa vie, donc évidemment c’est brutal, c’est violent, c’est difficile pour moi. On ne s’y attend jamais vraiment".
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Outre la douleur de cette trahison, Marine Le Pen assure aussi qu’elle ne trouve pas de raison politique à ce retournement de veste. Elle rappelle en effet : "Elle (Marion Maréchal, ndlr) avait indiqué qu’elle soutiendrait celui qui est le mieux placé. Incontestablement, je suis beaucoup mieux placée aujourd’hui qu’Eric Zemmour puisque je suis donnée au second tour et je crois – compte tenu des sondages – en capacité de gagner face à Emmanuel Macron".
Non sans émotion, la fille de Jean-Marie Le Pen, qui cultive déjà des rapports compliqués avec son paternel, a finalement conclu ce vendredi matin, le regard baissé : "allez, passons à autre chose".
F.A