A l’occasion d’une semaine consacrée aux icônes de la télé, Gérard Holtz était invité ce mercredi 14 mai, sur le plateau du talk-show Les Grandes Gueules sur RMC. Le journaliste sportif qui a couvert plusieurs fois le Tour de France pour France Télévisions, en a profité pour évoquer sa carrière à la télévision, mais aussi le dopage dans le monde du cyclisme.
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Gérard Holtz : "Il y a toujours eu du dopage dans le vélo"
"Jamais ne me suis autocensuré et je n’ai jamais été censuré par des patrons. On est allé au bout de tout » assure le journaliste. "Mais c’est vrai que les commentateurs ne pouvaient répéter à longueur de temps qu’il y avait du dopage dans le vélo. Oui il y en eu, depuis la première course en 1896 ! Sur le Bordeau-Paris, Arthur Linton, gagne et va mourir trois après. Il avait pris de la caféine, de la strychnine et de l’alcool , donc il y a toujours eu du dopage" raconte-t-il.
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Gérard Holtz, boycotté par Lance Armstrong pendant trois ans et demi
Et de revenir sur son expérience à la présentation du Vélo Club ou encore au JT de France 2 : "Ma philosophie, c’était de ne jamais fermé les yeux et de dire tout ce qu’on sait au fur et à mesure qu’on le savait" souligne Gérard Holtz, avant d’évoquer sa brouille avec le cycliste Lance Armstrong. « Juste avant de passer à l’antenne, je lis dans le Monde, qu’il est soupçonné d’avoir pris de la cortisone. Je lui pose la question dans le Vélo Club (…) à la fin de l’émission, il m’a dit ‘plus jamais je ne reviens dans ton émission’. Et il m’a boycotté pendant trois ans et demi pour avoir posé la question ». Et d’ajouter : "On n’est pas des flics, on n’allait pas dans les chambres, voir les seringues, mais on faisait notre métier de journaliste".
Gérard Holtz évoque le scandale Festina
"En 1998, on a découvert ce système absolument incroyable, organisé par l’ensemble de l’équipe Festina" se souvient Gérard, "Nous en avons parlé dans Vélo Club, et tous les coureurs m’ont boycotté ! J’avais deux heures d’émission à faire et je n’avais personne et en plus le public sur le bord de la route me jetait – pas des pierres – mais de l’eau ou m’insultait". « Parce ce qu’on est le pays d’Astérix » analyse Gérard Holtz, en faisant référence à ‘la potion magique’ dans la célèbre BD. "Basiquement, la population française a accepté l’idée de la potion magique" a-t-il conclu.