Entre Gérard Holtz et le sport, c’est une véritable histoire d’amour qui a duré de longues années télévisuelles. De 1985 à 1992, les téléspectateurs ont pu le retrouver chaque semaine à la présentation de Stade 2, l’émission sportive emblématique d’Antenne 2. Puis, de 1994 à 1997, le journaliste sportif a également officié pour le magazine de France 3, "Tout le sport".
Vendredi 14 mai, ce féru de sport qui planche aujourd’hui pour des reportages était l’invité du magazine "C à vous" afin d’évoquer la huitième édition de l’ouvrage "Les 100 histoires de légende", consacré au football. À cette occasion, le journaliste de 74 ans s’est épanché sur le sexisme qui s’est invité depuis plusieurs années dans le milieu du journalisme sportif. Un constat d’autant plus mis en lumière dernièrement suite à la diffusion du reportage de Marie Portolano, "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", qui a notamment entraîné la mise à l’écart de Pierre Ménès.
Grand connaisseur de ce milieu pour y avoir oeuvré pendant de nombreuses années, Gérard Holtz a apporté son éclairage dans l’émission animée par Anne-Elisabeth Lemoine. "Moi je dis ‘vive les femmes’, je dis pas seulement ‘vive le sport’, je dis ‘vive les femmes’", a lancé Gérard Holtz, faisant ainsi un clin d’oeil à l’expression qu’il utilisait régulièrement en début d’émission. "J’ai toujours voulu, à égalité et dans le respect, travailler avec des femmes, oui. Mais quand je suis entrée dans ce service-là, il y avait un machisme, c’était incroyable. C’était incroyable ! C’était dans l’air, dans chaque réflexion, dans chaque commentaire. Et c’est pas la peine de les citer ces garçons-là, à la limite ils ne méritent pas", a estimé le journaliste. Un avis qui a le mérite d’être tranché.
L.T