Ce lundi 9 juin, une trentaine de députés de La France Insoumise donnaient rendez-vous place de la République aux soutien de la Flotille de la liberté pour Gaza, retenue illégalement par l’état israélien, avec à bord Greta Thunberg et Rima Hassan.
Une reporter de Franceinfo harcelée par un manifestant, la situation tourne mal
Les chaînes d’information étaient sur place pour couvrir la manifestation. La reporter Énéonore Bailly était présente pour Franceinfo et est passée à l’antenne peu après 8 heures du matin. Alors que la journaliste expliquait que des "mouvements syndicaux et étudiants" étaient attendus et que la "présence policière" était "plutôt discrète". Mais après une minute de direct, la situation a très mal tourné en l’espace de quinze secondes seulement. Un manifestant est arrivé pour harceler la reporter et l’insulter de "facho", avant de scander "Franceinfo désinformation", faisant peut-être référence à une fausse information diffusée en mars dernier. Ne cachant pas son agacement, Éléonore Bailly a d’abord repoussé le fauteur de troubles, avant de choisir de l’ignorer. Mais face à la persistance de l’agresseur verbal, la journaliste a perdu son calme et tenté à nouveau de le repousser avec un coup de coude. Le manifestant est alors sorti de ses gonds. "Mais vous êtes malade ? Vous êtes malade ?", s’est-il indigné, avant de tirer violemment la journaliste par le bras, la faisant tomber. Assistant à la scène impuissante, la présentatrice Flore Maréchal s’est montrée sidérée sur le plateau. "Faîtes attention à vous Éléonore, on a vu cette image un peu inquiétante", a-t-elle réagi.
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Franceinfo réagit pour apporter son soutien à la journaliste
Franceinfo a, quelques instants plus tard, pris la parole dans un communiqué : "Soutien total à notre journaliste verbalement et physiquement agressée ce soir dans le cadre de la couverture d’une manifestation place de la République alors qu’elle exerçait simplement son métier. Rien ne justifie la violence contre les journalistes. La liberté d’informer est un droit fondamental". La directrice de la chaîne qui vient de changer de canal sur la TNT a donné des nouvelles de la situation auprès du Figaro : "Elle est choquée, ainsi que le reste de l’équipe". Si Éléonore Bailly ait évoqué "une histoire de bateau arraisonné", cette dernière a oublié de préciser qu’Israël "n’a aucune autorité légale pour détenir des volontaires internationaux à bord du Madleen", comme l’a rappelé Huwaida Arraf, l’avocate spécialisée dans les droits de l’homme, qui est à l’origine de la Flotille de la liberté. Cette saisie constitue une violation flagrante du droit international et va à l’encontre des décisions contraignantes de la Cour internationale de justice qui exigent un accès humanitaire sans entrave à Gaza", a-t-elle insisté dans des propos rapportés par L’Humanité.