Des fausses informations largement relayée sur les réseaux sociaux. La marche contre le racisme et l’extrême droite ce 22 mars a été la cible de nombreuses fake news. Par exemple, une pancarte "À bas les flics, les blancs et les fachos" a été attribuée sur les réseaux sociaux à cette manifestation, alors que la photo a été prise lors d’un regroupement du collectif d’extrême-droite identitaire Nemesis en 2023.
Marche contre le racisme : un slogan controversé, un autre inventé de toutes pièces
Une vidéo, elle, fait polémique : on y entend "À bas l’état, les flics et les fachos". Certains même se demandent si, au bout de plusieurs secondes, le slogan ne se transformerait pas en "À bas l’état, les juifs et les fachos". Si la piste sonore sème le doute, une fausse information concernant cette vidéo est incontestée : elle n’a pas été filmée à Nice, comme le prétend le compte qui a partagé la vidéo, mais à Angoulême comme le prouve France 3. Enfin, sur la chaîne de télévision Franceinfo ce lundi 24 mars, l’éditorialiste politique Daïc Audouit a affirmé samedi que le slogan "À mort les juifs" avait été entendu, après avoir vu cette fake news sur les réseaux sociaux. C’est faux. De plus, il a associé ce faux slogan à La France Insoumise, qui n’a pourtant pas organisé cette marche contre le racisme, bien que le parti y a participé.
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Daïc Audouit (Franceinfo) fait son mea culpa : "Je n’ai pas mesuré ma parole"
"J’ai dit que des cris ‘mort aux juifs’ avaient été entendus. Ce sont des témoignages qui sont partagés sur les réseaux sociaux. Mais les réseaux sociaux ne constituent pas une information en soi. Or, pour l’instant, aucune vidéo certifiée ou examinée va dans le sens de ce que j’ai dit. Et aucun journaliste de France Télévisions n’a constaté ça, sur place, samedi. Donc j’ai été imprudent… C’est même un euphémisme, j’ai manqué de discernement et je n’ai pas mesuré ma parole. Ce qui est grave dans un sujet comme ça, extrêmement abrasif. Donc je tiens à présenter mes excuses auprès des organisateurs des manifestations de samedi", a rectifié le journaliste quelques instants plus tard, reconnaissant son erreur, toujours à l’antenne de Franceinfo.