Depuis le mercredi 4 octobre, le film Bernadette est à l’affiche dans les cinémas français. Réalisé par Léa Domenach, le long-métrage s’inspire de la vie de Bernadette Chirac sans pour autant chercher à être un biopic réaliste. "Le film est éloigné de la réalité mais les faits sont exacts. Tout ce qui touche notamment au domaine de la politique est documenté. On me dit que je rends Bernadette sympathique, mais on a choisi un angle particulier : la revanche d’une femme maltraitée par un mari qui l’adore (…) Le projet était ambitieux et Léa Domenach a tenu le tournage d’une main ferme", a notamment confié Catherine Deneuve, qui interprète l’ancienne Première dame à l’écran, dans une interview accordée à Paris Match.
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À l’occasion de la sortie du film, BFMTV a voulu revenir sur la personnalité et le parcours de Bernadette Chirac lors d’une émission diffusée le mardi 3 octobre. Présente sur le plateau, Roselyne Bachelot s’est laissée aller à quelques confidences sur l’ancienne Première dame. "Au début du septennat de Jacques Chirac, elle était dans un rôle très classique de maîtresse de maison. Et puis petit à petit, devant l’exclusion dont elle était l’objet, elle a décidé de prendre les reines, de faire de la politique et de se faire élire conseillère générale en Corrèze. C’est quelque chose d’original, c’est la seule épouse d’un président de la République qui avait un mandat", a-t-elle commencé. L’ancienne ministre de la Santé et de la Culture a ensuite abordé le caractère de Bernadette Chirac, qui pouvait se montrer parfois sans concession.
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"Elle avait une façon d’envoyer des vannes qui était d’une cruauté absolue. Quand elle avait quelqu’un dans le viseur… Villepin par exemple (…) Bernadette Chirac avait une astuce, c’est-à-dire que quand elle voulait faire sentir sa disgrâce à quelqu’un, elle était extrêmement aimable avec quelqu’un qui n’en revenait pas de sa bonne fortune", a-t-elle glissé. Roselyne Bachelot a enchaîné en dévoilant une anecdote personnelle, datant de la période où elle était porte-parole de Jacques Chirac pendant la campagne de 2002. En pleine visite de la permanence de campagne dans le Xème arrondissement, elle va alors se tourner vers l’épouse du Président de la République. "‘Vous connaissez très bien le dixième arrondissement madame ?’. Elle m’a répondu : ‘Vous aussi madame vous avez oublié que mon mari était maire de Paris ? Vous apprendrez une chose, c’est que s’il l’a été c’est uniquement grâce à moi’", a-t-elle conclu.