La désillusion était au rendez-vous dimanche dans le camp des Républicains. Leur candidate, Valérie Pécresse, n’a pas réussi en effet à être qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle. Pire encore, elle a réalisé le pire score de la droite sous la Ve république en remportant seulement 4,78% des suffrages, ce qui l’empêche de demander à l’Etat un remboursement d’une partie de ses frais de campagne (les candidats ne peuvent prétendre à ce remboursement qu’au-delà des 5% de votes). De quoi placer la candidate et son parti dans une situation difficile.
Ce lundi, Valérie Pécresse a d’ailleurs lancé un « appel national » à ses soutiens pour l’aider à rembourser une très forte somme d’argent. « La situation financière de ma campagne est désormais critique », a-t-elle regretté en révélant s’être « endettée personnellement à hauteur de cinq millions d’euros ». Si elle compte sur « l’aide d’urgence » envoyée par ses soutiens qui ont été appelés aux dons, Valérie Pécresse va également puiser dans son patrimoine pour tenter de boucler le financement de sa campagne. Comme l’a révélé lundi soir Gilles Verdez dans Touche pas à mon poste (C8), la candidate de droite est prête à vendre certains de ses biens pour sortir la tête de l’eau. « Comme elle a un patrimoine important, ils ont eu une réunion de famille hier en voyant ce qu’ils pouvaient vendre, soit une maison ou un appartement, soit des actions. Mais elle doit rembourser au 15 mai… Si vous vendez en un mois, forcément vous bradez », a expliqué le chroniqueur de Cyril Hanouna en faisant référence à la déclaration de patrimoine de Valérie Pécresse.
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Cette dernière avait déclaré en effet au début de la campagne un joli patrimoine à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATV). Candidate la plus riche du 1er tour, elle avait précisé détenir 4,1 millions d’euros en patrimoine immobilier dont une maison dans les Yvelines de 2,3 millions d’euros et une autre en Loire-Atlantique de 1,8 million d’euros. Elle détenait également avec son mari 50 000 euros de terres agricoles en Corrèze mais devait rembourser encore 984 798 euros pour deux prêts. Le montant de ses assurances-vie était de 2 478 442 euros. Elle possédait également 139 092 euros sur des comptes en banque, 54% du capital de la société Saint Damien (ce qui équivaut à 309 829 euros) ainsi que 1 074 834 euros d’actions de General Electric où travaille son mari Jérôme Pécresse (il est PDG de General Electric Renewable Energy). Elle touche par ailleurs plus de 54 000 euros par mois de salaire pour la présidence de la région Ile-de-France.
Clara Kolodny