Invité sur le plateau de Télématin ce samedi 17 mai, Corneille est venu présenter son nouveau livre La mélodie du pardon, un ouvrage bouleversant dans lequel il revient sur son parcours de reconstruction, trente ans après le génocide des Tutsis au Rwanda, qui a décimé sa famille.
Corneille survivant du génocide au Rwanda
Le 15 avril 1994, à l’âge de 17 ans, l’interprète de ‘Parce qu’on vient de loin’, assiste à l’assassinat de ses parents, de sa sœur et de ses deux petits frères. Seul survivant de sa famille, il n’échappe au massacre qu’en se cachant sous un canapé. "La première chose que je me demande c’est pourquoi moi. Il y a le fait d’avoir survécu à ma famille, mais aussi, en trouvant en sortant de la maison, un Rwanda complètement avalé par la violence et de survivre à ça !", explique-t-il.
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"J’ai eu beaucoup de chance, je m’en suis sorti, l’esprit pas trop brisé"
Et de poursuivre : « Il y a la survie physique, mais aussi mentale et spirituelle. J’ai eu beaucoup de chance, je m’en suis sorti, l’esprit pas trop brisé" estime-t-il. Corneille a trouvé la force de continuer à avancer malgré le drame. "J’ai quitté le Rwanda, pour l’Allemagne de mon enfance"» se souvient l’artiste qui sera recueilli par des amis de longue date de ses parents "ils ont été mes anges gardiens sur la route (…) mes parents adoptifs".
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Corneille : La musique comme thérapie
Avant cette terrible tragédie, la musique n’était qu’un « hobby », raconte le chanteur, avant de devenir une bouée de sauvetage. "Après le génocide et la disparition de ma famille, c’est devenu une obsession, une espèce de thérapie (…) et c’était un peu ce qu’il fallait dans ce métier, une envie qui dépasse tout" se souvient-il.
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Un parcours de résilience extraordinaire
Aujourd’hui installé au Canada et papa de deux enfants, Corneille affirme être "apaisé ". "J’en arrive à la conclusion qu’il y a le pardon au centre de tout ça et l’amour". Et de conclure : "la vie m’a confirmée qu’elle valait le coup d’être vécue, parce que je n’ai cessé de trouver des gens sur ma route qui m’ont rassuré sur la bonté humaine, et que la mort des uns, ne veut pas dire la fin de tout".