“C’était un ami” : la chanteuse Suzane témoigne du viol qu’elle a subi et ses conséquences dans Quelle Époque (VIDEO)

Publié le 12 mai 2025 à 13:55
Face à Léa Salamé sur France 2 ce samedi 10 mai, Suzane a raconté le traumatisme qui se cache derrière sa nouvelle chanson Je t'accuse, au clip engagé.

Le 24 avril dernier, la chanteuse Suzane a fait la Une des médias avec la sortie de son nouveau single Je t’accuse, dans lequel elle dénonce l’homme qui l’a violée. Dans le clip, l’artiste est entourée notamment de Caroline Darian, la fille de Gisèle Pélicot, Muriel Robin, Catherine Ringer, Charlotte Arnould (victime présumée de Gérard Depardieu) ou encore Miranda Starcevic (victime présumée de Lomepal).

Quelle Époque ! : Léa Salamé reçoit Suzane pour son clip Je t’accuse

Les droits d’auteurs de ce "plaidoyer", comme Suzane l’a décrit sur le plateau de Quelle Époque ! sur France 2, sont reversés à La Fondation des Femmes. Ce samedi 10 mars, face à Léa Salamé, la chanteuse a expliqué pourquoi ce n’est qu’en  2024 qu’elle a mis en chanson cette agression sexuelle : "J’avais des traumatismes qui remontaient. Vous savez, ces choses qu’on règle pas. (…) Avec le temps, en la chantant, en la digérant, cette chanson, j’ai vu que ces mots que j’ai choisis me faisaient du bien, bizarrement, sur un thème qui est assez dur". L’interprète de Mouvement raconte qu’elle ne "pouvait plus" que les témoignages se succèdent sur la place publique sans que les choses ne changent. Après la libération de la parole grâce à #MeToo, "où en sommes-nous ?", s’est-elle demandée.

Suzane : son témoignage poignant sur le traumatisme lié au viol

Puis, Léa Salamé a interrogé Suzane sur ce jour où elle a été violée : "Il m’est arrivée, comme j’imagine beaucoup de personnes partout dans le monde, de tomber sur un prédateur. Un agresseur, un homme qui a voulu m’abîmer et qui a, pour le coup, réussi. J’étais jeune adulte. Je suis majeure et c’était dans un cadre professionnel, je travaillais dans les villages vacances où il y a un peu d’ambiance, d’alcool, etc. Et moi, je faisais confiance à ce garçon. C’était même, je pouvais dire, un ami. Et justement, je lui faisais tellement confiance que j’ai baissé ma garde. C’est terrible parce qu’hier encore, je disais dans une interview que je m’en voulais de ne pas m’être défendue au lieu de penser plutôt à lui qui n’aurait pas dû m’agresser. Sur le moment, j’ai pas réussi (à me défendre). C’était il y a plus de quinze ans et je suis restée sous le choc, sidérée. Moi qui utilise mon corps depuis (l’enfance) avec la danse, j’ai senti que je me dissociais à ce moment-là. Ça a duré vachement longtemps. C’est très dur de mettre des mots dessus, je sais pas s’il y a eu des études faites sur les cerveaux de personnes qui ont subi un crime sexuel et ce choc-là"

Par
Hugo Mallais