Les investigations se poursuivent après la mort de Nahel, à Nanterre. L’adolescent, âgé de 17 ans, a été tué mardi matin par un tir de policier lors d’un refus d’obtempérer, suscitant l’indignation dans le pays après que des vidéos ont contredit la version initiale des policiers. Une marche blanche a été organisée pour rendre hommage à Nahel ce jeudi 29 juin.
La veille, le policier soupçonné du tir mortel, âgé de 38 ans, a été interrogé par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) dans le cadre d’une enquête pour homicide volontaire ouverte par le parquet de Nanterre. Ce policier avait été plusieurs fois félicité pour son travail au cours de sa carrière; il avait déjà reçu pas moins de huit lettres de félicitations de sa hiérarchie, une médaille de la sécurité intérieure et avait même été décoré.
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Ce jeudi 29 juin, Mounia M, la mère de Nahel, s’est confiée dans C à vous. Elle a répondu aux questions de Mohamed Bouhafsi. "On ne m’a pas laissé voir mon fils. Je suis arrivée et j’ai demandé s’il était mort. Une policière m’a fait un mouvement de la tête mais elle ne m’a pas précisé que ce sont eux qui ont tué mon fils", a relaté la mère de l’adolescent, débordée par l’émotion. Elle a ensuite déclaré : "Je n’en veux pas à la police. J’en veux à une personne, celui qui a enlevé la vie de mon fils. Il n’avait pas à tuer mon fils […] Le frapper ou le faire sortir, oui, mais une balle, non. C’est la faute d’un homme, pas d’un système".
La mère endeuillée a poursuivi : "Il a vu la tête d’un arabe, d’un petit gamin, il a voulu lui ôter sa vie […] J’attends qu’il paye la peine de mon fils, que la peine soit à la hauteur de ma peine. Il a tué mon fils, il m’a tuée», a-t-elle lâché, implorant une justice "vraiment ferme, pas six mois et après il est dehors."
L.T