« Il y a des gens qui n’ont toujours pas compris… » : Ému, Mathieu Kassovitz prend la parole à la suite de la mort de Nahel, tué par un policier (V…

Publié le 29 juin 2023 à 10:37
Instagram / mathkasso
Ce mercredi 28 juin, Mathieu Kassovitz a réagi à la mort de Nahel, jeune de 17 ans tué par un policier après un refus d'obtempérer. Un drame qui touche beaucoup le réalisateur, près de 30 ans après la sortie de son film "La Haine"...

Les réactions s’enchaînent après la mort violente de Nahel mardi dernier, mort par balle après le tir d’un policier survenu après un refus d’obtempérer à Nanterre. Alors que des émeutes ont lieu dans plusieurs villes de France depuis ce drame, de nombreuses personnalités n’ont pas hésité à prendre la parole sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à ce jeune de 17 ans et pour dénoncer les violences policières.

Après Kylian Mbappé, Booba ou encore Rohff, c’est Mathieu Kassovitz qui a réagi à cette affaire ce mercredi 28 juin dans une vidéo publiée sur Instagram. Une réaction attendue de la part du comédien de 55 ans, lui qui a réalisé en 1995 le film culte La Haine, dont l’histoire fait écho à ce qu’il se passe actuellement en France : "Bonjour, triste journée que celle-ci avec la mort de Nahel hier, tué par un gendarme, on voit dans les vidéos, je vous parle ici parce que je commence à recevoir des demandes d’interviews, et je sens que si je mets la main dedans… Ce n’est pas la première fois qu’on me demande, parce que dès qu’il y a une bavure évidemment, ‘La Haine’ est remis au goût du jour. Ça fait trente ans que c’est comme ça, là ça revient."

La gorge nouée et les larmes aux yeux, Mathieu Kassovitz n’a ensuite pas caché sa colère : "Apparemment, il y en a qui n’ont toujours pas compris que ce sont des jeunes en face, ce sont des fils, ce ne sont pas des voyous, des criminels, ils n’ont pas d’arme. La police n’est toujours pas entraînée, elle pète un plomb, tout ce genre de choses, pourquoi les bavures policières sont arrivées , ils n’ont pas à faire à des anges non plus, évidemment, mais le problème c’est qu’on ne résoudra jamais ces questions-là tant qu’on ne condamne pas les policiers." Mathieu Kassovitz a ensuite demandé à la justice "d’être forte" et que les condamnations soient faites pour rappeler "qu’il y a des conséquences".

N.O

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