« Ça, je ne l’ai pas très bien vécu » : Thomas Pesquet confie avoir échangé avec Stromae pour échapper au burn out (VIDEO)

Publié le 18 octobre 2023 à 20:55
Invité de C à vous, l'astronaute Thomas Pesquet a révélé avoir été proche d'un burn out suite à sa première mission.

Un homme extraordinaire. Thomas Pesquet, 45 ans, peut se targuer d’être aujourd’hui l’astronaute européen le plus expérimenté en sorties extravéhiculaires (activités réalisées à l’extérieur d’un véhicule spatial par un astronaute en combinaison spatiale) et le premier Français à commander l’ISS (la station spatiale internationale).Dixième Français à être allé dans l’espace, le natif de Rouen publie son autobiographie, Ma vie sans gravité, qui sort en librairie ce mercredi 18 octobre 2023. À cette occasion, Thomas Pesquet était l’invité de Anne-Elisabeth Lemoine dans C à vous.

L’astronaute qui s’est récemment montré particulièrement remonté conte l’arbitrage lors de la rencontre de rugby France/Afrique du Sud a convié avoir pu appeler le chanteur belge Stromae depuis l’espace pour discuter de santé mentale. Une anecdote sur laquelle il est revenu dans l’émission de France 5. "J’avais appelé Stromae parce que j’aime bien ce qu’il fait et j’avais vu une vidéo qu’il avait faite où il parlait de son burn-out et de la relation avec la célébrité, où il avait cette espèce de culpabilité, parce qu’il vit de l’amour des gens. C’est très positif, mais en même temps ça lui pèse énormément parce que ça change beaucoup de choses. Il expliquait comment tout ça s’était enchevêtré et à un moment, il n’avait pas réussi à s’en sortir", a-t-il relaté. Et de confesser dans la foulée : "Très honnêtement, ça m’a fait un peu écho".

Une confidence qui a surpris Babeth qui lui a alors demandé : "Vous étiez proche du burn out?". Thomas Pesquet a alors acquiescé à demi-mot. "Après ma première mission… Je n’aime pas dire non, j’aime bien faire plaisir. Toutes les bonnes causes du monde m’ont demandé de les aider. Dieu sait qu’il y en a, les enfants malades, l’environnement, des choses qu’on ne peut pas refuser. Mais on ne peut pas dire oui à tout le monde, c’est physiquement impossible. Et je me suis retrouvé à sacrifier tout mon temps avec mes proches et ma famille alors que je revenais d’une mission et de deux ans d’entraînement, parce que je n’arrivais pas à dire non et à me protéger", a-t-il confié en toute transparence.  "Il faut accepter de refuser, ça fait mal au coeur évidemment. Une petite fille malade qui demande une vidéo de 5 minutes. C’est que 5 minutes, mais quand il y en a 200. C’est pas possible. Je me suis retrouvé dans cette situation-là et ça je ne l’ai pas très bien vécu".

Par
Guillaume Laffont