Hier, lundi 17 avril, Emmanuel Macron a pris la parole durant une allocution de treize minutes pour essayer d’en finir avec les protestations à l’encontre de la réforme des retraites. La réforme des retraites était "nécessaire", a estimé le locataire de Matignon, en affirmant "regretter" qu’elle n’ait pas été "acceptée" et qu’un "consensus" n’ait "pas pu être trouvé". Le chef de l’Etat a assuré qu’il entendait la "colère" des Français, estimant que "personne ne peut rester sourd à cette revendication de justice sociale et de rénovation de notre vie démocratique".
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Ce mardi 18 avril dans C à vous, Anne-Elisabeth Lemoine recevait Olivier Véran, ministre délégué chargé du Renouveau démocratique et porte-parole du Gouvernement. "Les chiffres qu’on retient, c’est les 2 minutes seulement montre en main pour évoquer la réforme des retraites. Est-ce que ça veut dire que le président considère que la page est tournée, affaire classée, circulez, y a plus rien à voir?", a questionné l’animatrice de l’émission de France 5. "Je crois justement que ce serait faire erreur de considérer que les Français n’attendent le président de la république que sur la question des retraites. Ce que les Français me disent au quotidien, c’est que la vie est chère, c’est qu’ils ont du mal à faire leur course, qu’ils ont du mal à faire le plein d’essence, qu’ils veulent retrouver une santé comme avant, une école meilleure qu’avant, qu’ils veulent que ce ne soit pas toujours les même qui fassent les efforts…", a répondu Olivier Véran avant d’être relancé par le chroniqueur Patrick Cohen.
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"La question, c’est est-ce que vous considérez que le page est tournée?", a-t-il de nouveau questionné le ministre. "Nous verrons est-ce qu’il y encore des mouvements probablement d’ici au 1er mai, les syndicats ont appelé à ce qu’il y ait d’autres mouvements. La page législative est derrière nous (…) La loi, elle a vocation à s’appliquer", a rétorqué Olivier Véran.
L.T