Est-ce que cette aventure correspond à l’idée que vous vous en faisiez ?
Yanis Marshall : Je ne m’attendais pas à un tel rythme. Le plus stressant, finalement, est de chorégraphier l’émission du samedi soir, car nous n’avons que quelques jours. En comparaison, aller au château pour donner mes cours, c’est presque un moment calme dans ma journée ! J’enseigne depuis longtemps, alors c’est assez naturel pour moi.
Quelle vision du métier et quel message voulez-vous transmettre aux académiciens ?
Je veux leur dire que le charisme, ça se travaille. Ils doivent s’accepter tels qu’ils sont, faire avec ce qu’ils ont, ne pas se comparer aux autres ni s’excuser en permanence d’être là. Il ne faut pas avoir peur. Cela dépasse le cadre de la danse…
Vous arrive-t-il de regarder le live sur MyTF1, pour voir ce qui se passe en dehors de vos cours ?
J’ai à peine le temps de voir les quotidiennes. Je les visionne en rentrant chez moi, à 1 heure du matin, même si ça pique un peu, tellement j’ai sommeil ! Mais, oui, j’ai envie de suivre les histoires… Je regardais déjà la Star Ac’ quand j’étais plus jeune. Ce n’est pas pour la rater maintenant que je suis dedans !
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Suivez-vous ce qui se dit de vous sur les réseaux sociaux ?
Un peu, chaque jour. C’est humain. Je n’ai rien lu de désagréable, hormis quelques petites erreurs, comme le fait que je ne serais homosexuel que depuis 2016, moi qui suis sorti du ventre de ma mère en chantant du Donna Summer ! (Rires)
Pas de comparaisons avec votre illustre prédécesseur ?
Avec Kamel Ouali ? Pas du tout. On dit juste que nous nous connaissions, ce qui est vrai : je suis monté à Paris à 15 ans, avec l’envie de devenir l’un de ses danseurs dans la Star Ac’ ! Ce qui ne s’est pas fait, parce que j’étais trop jeune, mais il m’a pris pour la comédie musicale Le Roi Soleil. Nous nous voyons encore.
Les gens se demandent aussi si les profs connaissaient certains élèves avant l’émission. Des internautes ont relevé que vous aviez commenté un post Instagram de Carla, il y a un peu plus d’un an et demi, déjà…
D’abord, la danse, le chant, le théâtre, c’est un tout petit monde. Ensuite, je viens de la région Paca, et j’en connais quasiment toutes les écoles de danse, comme le Centre Jamel-Nabili, où j’ai donné des cours, plus jeune. Je me rappelle y avoir vu Carla, qui était alors une petite fille, de 6-7 ans. Plus tard, à Paris, elle avait assisté à l’un de mes cours, comme des centaines d’autres passionnés de danse. Pour autant, je n’ai pas participé au casting de la Star Ac’, et n’ai découvert les élèves que la veille du premier prime.
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Vous poussez ces jeunes à accéder à leurs rêves. Et vous, quels rêves vous reste-t-il ?
J’aimerais ouvrir ma propre académie de danse, dans le centre de Paris. Mais, mon rêve d’enfant serait de monter, toujours dans la capitale, un spectacle permanent. Comme un petit Crazy Horse, où les hommes danseraient en talons. Avec mon style, libre et sans censure.
Star Academy : tous les samedis à 21h10 sur TF1
INTERVIEW MARC TEYNIER