Vernis Rouge (The Voice) sans filtre après son élimination : « Bigflo & Oli n’assumaient pas trop leur choix »

Publié le 13 avril 2024 à 21:30
Etienne Jeanneret / Bureau 233 / TF1 / TV
Lors des battles, Bigflo & Oli se sont séparés de la chanteuse qui a tant fait réagir sur les réseaux sociaux ce samedi 13 avril sur TF1. Vernis Rouge répond à nos questions et semble avoir gardé un meilleur souvenir de son audition à l'aveugle.

Ton projet musical a débuté il y a trois ans. Depuis quand fais-tu de la musique ?

À la base, je suis pianiste. J’en ai fait au conservatoire. Mon goût pour les mots et les textes est venu assez naturellement, c’est devenu important pour moi. Et en 2018, j’ai commencé à chanter.

Comment t’es-tu retrouvée dans The Voice ?

J’ai été repérée lors d’un casting des musiciens du métro par Bruno Berberes, le directeur de casting de The Voice. J’avais repris du Jul et il a adoré ce que j’ai fait. Je garde un très bon souvenir de l’audition à l’aveugle. J’étais très heureuse de faire quelque chose qui me ressemble et qui serve mon projet. Et j’adore la scène, donc j’étais aux anges. C’est stressant de se demander comment ça va rendre, mais j’ai été très satisfaite du résultat lors de la diffusion. Les répercussions ont été assez folles, ça s’est merveilleusement bien passé !

Ta reprise de Bande organisée a suscité beaucoup de commentaires, positifs comme négatifs…

C’est de bonne guerre. C’est le jeu quand on s’expose, et encore plus quand on vient titiller. Car c’était le but, je ne suis pas innocente. Je savais ce que je faisais ! Ce qui me ferait du mal, ce serait de passer inaperçue. J’ai toujours fonctionné comme ça : je n’aime pas ce qui est lisse, je préfère ce qui divise mais qui font réagir. Et ça ne tient qu’à moi de prouver ce que j’ai à prouver par la suite.

Tu as l’habitude de faire des reprises de rap. C’est ce que tu écoutes ?

Pas du tout ! Je suis une fan de Barbara, Dalida, Édith Piaf… Mais je trouve ça marrant de sortir de ma zone de confort sur les réseaux sociaux. Une reprise ne sera jamais meilleure que l’original, mais ça permet d’accrocher un public. C’est une porte d’entrée et c’est pour ça que j’en ai toujours fait sur mes réseaux sociaux. Quand on n’est pas connu, les gens s’intéressent peu à ce qu’on écrit ou ce qu’on compose. Là, ça crée un lien pour donner envie aux gens d’aller écouter ma musique.

"Je ne suis pas très à l’aise avec la télé"

Au départ, tu devais effectuer la battle en trio avec Clément et Jacinta. Comment as-tu réagi ?

Je l’ai appris le jour venu. J’appréhendais, car ce qui ne me plaisait pas, c’était devoir interpréter et faire passer un message en seulement trois phrases, franchement, c’est pas évident. Car ce qui compte dans une chanson française, c’est l’interprétation. D’autant plus que je connaissais la chanson d’Anne Sylvestre, je l’aime beaucoup. Mais on a vite appris que finalement, on serait un duo. ( Jacinta a abandonné pour des raisons de santé, ndlr) Je me suis dit "ouf !". 

Comment t’es-tu entendue avec Clément ?

On n’a pas vraiment échangé. J’avoue que j’étais un peu la hyène de la saison. Je ne suis pas très à l’aise avec la télé. Je suis un petit peu sauvage dans ce genre de moments ! Donc je n’ai pas trop  avec les autres, sauf une personne avec qui je me suis très bien entendue. 

Comment s’est passé le coaching avec Bigflo & Oli ?

C’était très court ! Ça s’est très bien passé, ils ne m’ont rien dit de méchant, hein ! (Rires) Mais c’est vrai qu’en trente minutes… C’est un peu inexistant, dans une vie, quoi…

Comment as-tu trouvé leur co-coach Tayc ?
Au début, je ne l’ai pas reconnu ! Quand ils m’ont dit qui c’était, je me suis dit : "ahh, c’est lui !". (Rires) Je n’étais pas d’accord avec les remarques qu’il faisait pendant le coaching, mais je n’ai rien dit. 

Qu’est-ce que tu as ressenti quand Clément a été choisi pour continuer l’aventure à l’issue de la battle ?

Je suis une compétitrice, donc quand je fais quelque chose, j’ai toujours envie de gagner. Je suis toujours un peu énervée quand je ne gagne pas quelque chose. Mais je fais confiance à la vie, d’autant plus que je me posais déjà des questions sur ma présence dans cette émission. Donc finalement, ça a été un soulagement que ça s’arrête, que je puisse reprendre les choses comme j’ai envie de les faire et me concentrer sur mon projet.

"Ce que je reproche à ce genre d’émission…"

Est-ce que tu t’attendais à être éliminée ?

Pas du tout ! Parce qu’au moment où les coachs ont donné leur avis, je me suis dit : "ah, j’ai l’impression que ça penche de mon côté, donc ça a dû plaire". Et ensuite, ça a été tout l’inverse. J’ai un peu rien compris ! Et c’est justement ce que je reproche à ce genre d’émission où on a tendance à favoriser la voix, le coffre… Des choses dans lesquelles je ne me retrouve pas du tout. C’est pour ça que j’étais aussi satisfaite de partir.
Bigflo & Oli semblaient avoir eu du mal à se mettre d’accord…

Je ne sais pas vraiment, en fait. C’est souvent ce qu’ils font croire, mais moi, je pense qu’ils se sentaient mal à l’aise, qu’ils n’assumaient pas trop leur choix de m’éliminer. Peut-être parce qu’on s’était croisés plusieurs fois, et ils étaient franchement adorables avec moi. Mais adorables ! 

As-tu gardé contact avec eux ?

Non, du tout. Ils m’avaient dit qu’on garderait contact, mais ça doit être un truc de la télé ! (Rires) Enfin, pour dire la vérité, quand ma reprise de Bande organisée a fait le buzz, Oli m’a envoyé un message adorable pour me dire : "Bravo pour ce qui t’arrive, on est ensemble, si t’as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas". Du coup, je lui ai demandé des trucs et il ne m’a plus répondu.

Qu’est-ce que The Voice a changé dans ta carrière ?

The Voice, c’était comme la cerise sur le gâteau. Parce que 2023 a été une année de succès pour le projet Vernis Rouge. J’ai sorti mon premier EP, j’ai rempli deux très belles salles à Paris (La boule noir et Le café de la danse, ndlr). L’émission arrive à un moment charnière et m’apporte la visibilité dont je rêvais avant la sortie de mon album. C’est génial.

Quels sont tes projets ?

On a annoncé une date à La Bellevilloise qui a été sold-out en trois jours, ce qui est assez fou. Pour faire suite à ma reprise de Bande organisée, je vais bientôt sortir mes prochains singles, puis l’album. Il y a aussi la préparation de la tournée à venir.

Quel est le prochain rêve que tu aimerais réaliser ? 

Mon objectif, c’est l’Olympia. Il y en aura d’autres ensuite, mais c’est pour ça que je travaille, c’est ce qui me fait rêver ! J’ai hâte… Écrire, composer et jouer, c’est toute ma vie.

Par
Hugo Mallais