Un dimanche à la campagne (France 2) – Frédéric Lopez : « Christophe Dechavanne a même craqué émotionnellement… »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 20:58
INGRID MARESKI/FTV
Frédéric Lopez recueille les confidences de trois personnalités pour une partie de campagne pleine d’émotions. Entretien.

Vous recevez l’homme de télévision Christophe Dechavanne, le comédien Stéphane De Groodt et l’écrivaine Aurélie Valognes. Comment s’est passé l’enregistrement ? 

Frédéric Lopez : C’était très chouette. Christophe, ne connaissant pas l’identité des autres invités, était stressé. Il a été soulagé de voir arriver Stéphane De Groodt, qu’il adore. Quant à Aurélie Valognes, elle m’a confié qu’elle regardait La Parenthèse inattendue dix ans plus tôt et rêvait d’y participer un jour. Ça a été d’ailleurs l’une de ses motivations quand elle a écrit son premier bouquin. (Rires) 

Reçoit-on un pro de la télé comme Christophe Dechavanne de la même façon que des artistes ou des écrivains ? 

C’est différent. On ne se connaissait pas. On s’était à peine croisés. C’est pourtant la personne qui m’a donné envie de faire de la télévision. Avant lui, je voyais des gens très calmes et posés sur le petit écran comme Jean-Pierre Foucault, Michel Drucker ou Patrick Sabatier. Et moi qui suis plutôt nerveux, je me disais que ce n’était pas pour moi. Quand j’ai découvert ce gars, véritable pile électrique, ça m’a redonné espoir. Je le lui ai dit, au début de l’émission, et ça l’a détendu. Christophe s’est beaucoup confié. J’ai découvert une facette de lui que je ne connaissais pas. Il a même craqué émotionnellement sur un sujet que vous découvrirez lors de la diffusion. Il a hésité à me demander de couper la scène, puis finalement a accepté qu’elle soit gardée. 

On se rend compte que la plupart de vos invités, aussi brillants et célèbres soient-ils, ont eu à se reconstruire après des événements traumatiques. Comment expliquez-vous cette résilience ? 

J’ai réalisé cela après la fin de la première saison de La Parenthèse inattendue. Un tiers des invités avait connu le harcèlement à l’école, un autre avait eu des parents toxiques et le reste avait vécu des gros moments de doute, des traversées du désert. Il faut dire que l’émission se concentre sur les obstacles qu’ils ont franchis, autrement cela n’aurait aucun intérêt. Du coup, ça met en relief leur mérite et ça peut être inspirant pour les téléspectateurs. 

Certains participants de La Parenthèse inattendue sont revenus dans Un dimanche à la campagne. Pourquoi ? 

Entre les deux émissions, il s’est passé dix ans. Leur vie a évolué. J’ai ainsi reçu le chanteur Christophe Willem en 2012, quand il connaissait le succès, puis je l’ai de nouveau invité en novembre 2022, alors qu’il faisait son come-back. Il était très ému, au bord des larmes. 

En 2018, vous aviez renoncé à la présentation de Rendez-vous en terre inconnue au profit de Raphaël de Casabianca. Pourquoi ce besoin de s’effacer pour laisser la place aux autres ? 

Mon psy m’a expliqué que mon ego s’était déplacé de ma personne à mes idées. Panique dans l’oreillette, l’émission que j’avais créée en 2008, a été reprise en Espagne et au Liban et Un dimanche à la campagne cartonne au Canada. Eh bien, ça flatte mon ego. 

Justement, qu’en est-il de votre dernière création, Notre vraie nature, diffusée le 9 janvier dernier ? 

La chaîne a été très satisfaite et elle vient d’ailleurs de nous commander un nouveau numéro. Je suis un homme comblé. 

Un dimanche à la campagne, samedi 18 février à 16h00 sur France 2

Par
Hacène Chouchaoui