Un chalet à Gstaad (Paris Première) – Josiane Balasko : « Je ne laisse pas encore mon petit-fils regarder Le Père Noël est une ordure »

Publié le 17 décembre 2022 à 14:49
Cyril Bruneau / Théâtre des Nouveautés
Ce soir, captation en direct du Théâtre des Nouveautés, à Paris, de cette pièce écrite, mise en scène Enora Moal et jouée par l’artiste aux trois César. Rencontre

Dure, dure, la vie « d’exilée fiscale », n’est-ce pas ? 

Josiane Balasko : (Rires) Oui… grâce à la magie du théâtre, je suis tous les soirs en Suisse, à Gstaad, station de ski extrêmement chic. Mon mari et moi y recevons des amis. Mais la soirée va très mal se passer. 

Des amis… Vraiment ? 

Ils n’ont pas trop le choix. Entre exilés fiscaux, ils se retrouvent. Au départ, ils en font des caisses pour se présenter sous leur meilleur jour. Et puis, dès que l’argent entre en jeu, ils oublient les bonnes manières. 

Qui sont tous ces personnages, hauts en couleur ? 

Je joue Françoise, une alcoolique mondaine. À mes côtés, il y a mon mari, Jean-Jacques, joué par le formidable Stephan Wojtowicz (photo). Inventeur de génie, il a bâti sa fortune sur des toilettes sophistiquées. Chaque fois que quelqu’un tire la chasse d’eau, il touche des droits. Mon vrai mari dans la vie, George Aguilar, joue un gourou, qui m’a été inspiré par celui de Madonna. Il a un max d’emprise sur ses clients, les fameux amis, interprétés par Philippe Uchan et Armelle. Cette dernière apporte une dimension totalement surréaliste à son personnage d’héritière richissime, bête comme un cochon. Sans oublier Justine Le Pottier, dans la peau d’une petite manucure harcelée par son épouvantable patronne, autrement dit, moi-même. (Rires) 

Le lendemain de cette captation, Culturebox diffuse celles du  Père Noël est une ordure (à laquelle elle a contribué à l’écriture, sans y jouer, contrairement au film) et de Papy fait de la résistance, avec vos amis du Splendid. Allez-vous regarder ? 

Si je tombe dessus, oui. Ce sont des souvenirs. Comme quand on feuillette un album photo. Mais je ne laisse pas encore mon petit-fils (le fils de Marilou Berry, Andy, 4 ans, ndlr) regarder. D’ailleurs, quand il est venu aux répétitions d’Un chalet à Gstaad, j’ai fait remplacer tous les gros mots par « tatata », afin de le préserver. 

Un chalet à Gstaad : samedi 17 décembre à 21h00 sur Paris Première

INTERVIEW FRÉDÉRIC LOHÉZIC 

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