Top Chef (M6) – Pavel quitte l’aventure aux portes des quarts de finale : « Au début, j’avais clairement la pression »

Publié le 29 mai 2024 à 21:45
PIERRE OLIVIER/M6
Ce mercredi 29 juin, Top Chef était de retour sur M6 pour un nouveau numéro fatidique puisque la prochaine étape n'est autre que les quarts de finale. C'est hélas Pavel qui a quitté l'aventure et qui a accepté de revenir pour nous sur son expérience. 

Pourquoi avez-vous voulu participer à Top Chef ?

Pavel : C’est la production qui m’a contacté. Je trouvais ça plutôt cool. Seul, je ne l’aurais jamais fait. Je n’aurais jamais candidaté, je pense. En tout cas, là, sur le mood du moment, je n’aurais pas du tout candidaté. Peut-être que plus tard, je l’aurais fait mais j’avoue que j’ai été plutôt content qu’on me contacte. Ça s’est fait naturellement.

Pas d’hésitation au moment d’accepter ?

Non, pas vraiment. Il y avait eu un bon match avec la personne en charge du casting, elle m’a mis direct dans les bonnes conditions. Donc, je me suis lancé. 

Aviez-vous des objectifs en vous lançant dans l’aventure Top Chef ? 

J’avais l’objectif de passer la première épreuve. Je me disais qu’il fallait absolument que je le passe sinon, c’était la mer*e, j’allais me faire chambrer par mes potes, je ne serais pas rentré chez moi (rires). Clairement, j’aurais changé de ville parce que mes potes se seraient bien foutus de ma gueule. Et puis à ce moment-là, j’avoue que je ne pensais pas vraiment à la suite.

Dès le début de l’aventure, on assiste à un grand coup de coeur entre vous et Dominique Crenn, c’est comment ? 

La cheffe Crenn, c’est un peu la réincarnation de ma grand-mère décédée. Elle a la même personnalité que ma grand-mère et que ma mère. Elle a un côté punk et c’est peut-être pas ce que je montre, mais c’est ce que je suis totalement à l’intérieur. Et du coup le feeling est passé naturellement entre nous. Elle a eu les bons mots aussi. Je pense qu’elle a su me manager comme il fallait le faire. Donc en soi, ça s’est vraiment fait naturellement et ça s’est bien fait. Et on est d’ailleurs encore en contact et même assez fréquemment. Genre toutes les semaines, on s’écrit même si elle m’a mis un coup de couteau dans le dos en choisissant d’abord Valentin (rires). 

Vous l’avez mal pris ? 

Non, ce n’était pas grave, je ne l’ai pas du tout mal pris, je suis à la cool, j’étais déjà reconnaissant d’être encore là chaque semaine qui passait donc c’était vraiment top.

Vous auriez choisi directement la cheffe Crenn ?

Oui, bien sûr, direct, sans aucun doute ! C’est-à-dire que quand je suis arrivé dans le concours, je voulais Philippe Etchebest. J’ai eu le choix des deux équipes mais ça matchait plus avec Dominique Crenn sur l’épreuve. Et outre le fait que ça avait matché, il y avait aussi Marie sur l’épreuve avec moi qui voulait clairement Philippe. Ça arrangeait Marie et moi, dans l’idée, je préférais être avec Crenn donc on est bien tombé tous les deux. C’était gagnant-gagnant.

Vous lisez ce qui se dit à votre sujet sur les réseaux sociaux ? 

Oui, j’ai vu qu’il y a certains internautes qui pensent que je suis un peu bidon, je vais rester poli mais je n’en pense pas moins. Après, je pense que ça fait partie du jeu. On nous avait prévenus. On a un service psy si jamais il y a besoin même si je ne l’ai pas utilisé. J’ai réussi à être vachement détaché de ça. Clairement, je n’en ai rien à foutre même si les gens, des fois sont vraiment des c*ns. Heureusement, ils sont aussi cool des fois (rires). J’ai quand même beaucoup de gens cool qui m’envoient des messages et je réponds à tout le monde d’ailleurs. 

On avait l’impression pendant la compétition que vous doutiez parfois de vous, l’émission vous a-t-elle permis de travailler sur ça ? 

Je suis comis dans des restos, c’était surtout que sur le concours, je voyais les gens à côté qui étaient clairement meilleurs. Je n’ai pas de mal à le dire. Mais l’idée étant que je doutais parce que je voyais qu’il y avait des malades en face et qu’eux, ils étaient dans un autre mood. Ils étaient là pour faire un concours. Moi, j’étais là pour chill. Je faisais un concours quand même, mais je n’étais pas dans la même intensité d’émotion en termes de compétition. Je suis venu pour kiffer, rencontrer des gens cool, voir les chefs et puis éventuellement, prendre un peu de notoriété pour que ça m’ouvre des portes derrière. Donc je ne me mettais pas trop de pression.

"Presque un mal pour un bien"

Vous n’avez vraiment jamais ressenti de pression ?

Bon… si, au début sur les deux, trois premières épreuves, j’avais clairement de la pression, mais parce que quand tu commences, il faut que tu passes, que j’avais quand même l’objectif d’aller au deuxième épisode. Et après, tu te mets une pression parce que tu bosses avec d’autres. Quand tu vois sur le coup, l’épreuve avec Val, on a l’impression qu’on s’effrite, mais en vrai, ça a duré une minute dans l’épisode.

Justement en parlant de Valentin, on avait l’impression qu’il y avait une petite tension…

Il a pris le lead lors de l’épreuve de la guerre des restos mais je le lui ai laissé. C’était volontaire. Val, j’ai 100% confiance en lui ! C’est un mec que j’adore, c’est un mec que je kiffe. Je connais son resto de Marseille. Je préférais largement qu’il prenne le lead, s’il se sent mieux dans l’épreuve. Après, il y a des choses, des fois, à la télé qui paraissent mal dites parce que c’est accentué mais en soi, non, on ne s’est jamais pris la tête. Des fois, j’étais un peu triste, un peu down parce que forcément, tu te mets en retrait, tu es là pour faire ton concours et tu aides juste les autres à faire… Mais en tout cas, il n’y a jamais eu d’animosité entre nous. On passait tout notre temps ensemble à l’hôtel. On ne s’est jamais pris la tête. C’est un Marseillais, il a son caractère et j’ai le mien mais rien de plus. 

Pensiez-vous aller aussi loin dans l’aventure ? 

Non, très clairement pas. C’est ce que je te disais au début, c’est que moi, je pensais faire une épreuve et qu’après, on verrait. J’étais déjà heureux parce que je me suis qualifié alors qu’on était peut-être 2000 au début, puis 80 au dernier casting donc c’est quand même ouf. J’étais fier, même si j’étais sorti en premier, en soi, j’aurais été fier. Mais passer la première épreuve c’était important pour moi aussi, surtout pour ne pas me faire target par mes potes, ça aurait été l’angoisse (rires).

On a assisté à une séquence particulièrement émouvante avec ton papa. Sa venue a-t-elle été une surprise totale ? 

Oui, ça l’a été. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’on ne savait pas pourquoi, parce que forcément, les épreuves, on les apprenait pendant l’épreuve, mais la prod nous a demandé un jour le numéro d’un proche. J’ai donné le numéro de mon cousin parce que c’était pour appeler au cas où. Ils ont brouillé les pistes (rires). Puis mon cousin a appelé mon père, qui vit en Egypte, pour la guerre des restos et j’avoue que ça me paraissait fou qu’il vienne jusqu’en France. Et, il a finalement débarqué et la personne que j’aime le plus, c’est mon père donc forcément j’ai été touché. Il était très ému que je fasse le concours et de voir qu’il va être juge, c’est fou. Ma belle-mère est fan de Top Chef en plus donc de me dire qu’elle allait voir mon papa dedans, c’est un beau cadeau.  

Pas trop dur de quitter l’émission aux portes des quarts de finale ?

En soi, ce n’était pas une déception. J’ai pleuré parce que c’est ce jury qui m’élimine mais ce n’était pas une grande déception. Très honnêtement, je pense que j’étais arrivé au terme du concours. Que ce soit déjà en termes de talent, j’aurais dû sortir avant, mais surtout en termes de distance par rapport à chez moi, par rapport à mes potes, par rapport à ma meuf, par rapport à mon chien. Ça commençait à me peser un petit peu. C’était too much. C’est juste qu’au bout de deux mois et demi, on en a un peu marre. Et en vrai, comme j’étais déjà ravi d’être là, je n’ai pas forcément été touché de partir. Déçu, en vrai, forcément, parce que tu sautes mais c’était presque un mal pour un bien.

Y a-t-il un souvenir qui vous a marqué ? 

J’avais arrêté il y a plusieurs saisons de regarder Top Chef mais c’est vrai que me dire qu’avec Val et Quentin, on a remporté l’épreuve de la guerre des restos et avec mon daron dans le jury, c’est clairement mon meilleur souvenir. 

Par
Kahina Boudjidj