Top Chef (M6) : Paul Pairet déçu par la défaite de Charlie : “Sur un championnat, il gagne, sur une coupe, il perd”

Publié le 3 juillet 2025 à 6:15
Julien Theuil/ M6
Pour Paul Pairet, la pilule est amère. Très ému après la défaite de son candidat Charlie en finale de Top Chef, le chef ne cache pas sa frustration. Convaincu que son poulain "a survolé la saison", il regrette qu’une ultime épreuve ait pu faire basculer le résultat. Entre admiration, regrets et autodérision, il revient sur une aventure qu’il juge exceptionnelle… malgré une troisième défaite en finale !

Vous semblez très affecté par la défaite de votre candidat. Pourquoi ?

Paul Pairet : Je suis surtout déçu pour mon candidat parce que franchement, il a fait une saison exceptionnelle. Il l’a survolée ! Avec en plus, à chaque fois, cette espèce de remise en question. Là, sur la finale, il a fait un truc dans la veine de tout ce qu’il avait fait dans la saison. Il m’a surpris pendant toute la saison, avec à chaque fois des prises de parties fortes, risquées. Il a trouvé un peu sa vitesse de croisière à un moment donné et presque un style. 

Vous êtes quand même fier d’être allée jusqu’en finale ?

Oui, mais c’est dommage parce que je dirais que vraiment, sur l’ensemble de la saison, il méritait de gagner même si ce n’est peut-être pas gentil de dire ça parce qu’il y a quand même un candidat qui est un très bon candidat en face de lui. Il y avait même d’autres candidats potentiels cette saison qui étaient à même d’arriver en finale. Mais c’est toujours un peu frustrant, finalement, de se dire que sur un championnat, il gagne, sur une coupe, il perd… Je suis très frustré de perdre pour la troisième fois, le jamais deux sans trois, finalement, est une expression qui se vérifie (rires). J’espère qu’il n’y a pas l’expression qui consiste à dire jamais trois sans quatre et jamais quatre tous les trois ans (rires). Parce que là, ce serait catastrophique ! 

Vous êtes content pour Glenn ?  

Bien sûr, ça me fait plaisir pour lui quand même ! Ça me fait même très plaisir. 

Charlie vous a fait quelques frayeurs lors de cette saison, non ? 

Beaucoup, en vrai (rires). Dès le premier jour avec le cou de canard… Mais j’avoue qu’au-delà du coup de canard, il y a aussi eu le gant du jardinier… Pour le coup, le cou de canard, c’était une idée magique, gonflée et on l’a d’ailleurs choisi sur ça, sur la puissance de ce truc-là.

Vous pensez qu’il s’est trouvé pendant justement cette saison ?

Moi, je ne pense pas qu’on transforme un candidat fondamentalement en quelques mois. Par contre, on peut lui donner confiance. Je l’ai vu, et on le sent, à un moment donné, il y a toujours cette espèce de déclic chez un candidat qui peut arriver justement parce que son coach ou lui-même prend confiance. C’est important que le coach lui donne un petit peu les armes pour prendre conscience de sa valeur et de ce qu’il aime et de ce qu’il a envie de faire. Ça, c’est l’accélération de cette compétition. 

Je me souviens de l’épreuve où il a fait des sucettes avec Esteban et que vous n’étiez pas très content au point de leur dire que c’était "de la merde"…

Je n’ai pas dit comme ça, si ? (Rires)

Si… vous l’avez dit comme ça (rires). Est-ce que parfois, vous n’avez pas peur de trop les brusquer, justement, vu qu’ils sont dans le rush et déjà stressés ?

Moi, j’en fais suffisamment l’exception pour que quand on le dit, on sente que c’est vrai. Parce que si on le dit en même temps, ça n’a aucun effet. Quand il faut le dire, c’est que vraiment, ce n’est pas bien. Et ça, c’était vraiment pas bien. C’était voué à l’échec, ce truc. En plus, ils avaient fait le truc de dingue… le foie de porc ! C’était le plus difficile peut-être. Je me souviens que le choix technique de faire ce foie de porc était catastrophique. Ils l’ont cuit une première fois, puis une deuxième fois… Là, j’ai dit : "Attendez, est-ce que vous cherchez à perdre absolument ?" (rires). Tu te dis : "Ce n’est pas possible !".

Vous disiez tout à l’heure "c’est ma troisième défaite, est-ce que je serai là l’an prochain ?". Cette défaite, elle ne vous donne quand même pas envie de rendre votre tablier j’espère ?

C’est toujours l’humour du désespoir (rires). Non, pas du tout. Tant qu’ils me gardent, je reste. On passe un bon moment, en tout cas, moi, je passe un bon moment à chaque fois. C’est un mauvais argument parce que je pourrais dire c’est formidable de vous dire l’implication de la transmission. Mais non, en fait, moi, j’adore ce moment convivial entre nous, cette émission qui m’apporte une espèce de bouffée d’air frais comme ça. Et puis le processus, et finalement, toutes les valeurs, bien sûr, qui sont attachées à Top Chef, que je défends parce qu’elles ne sont pas difficiles à défendre (rires). C’est des valeurs assez sincères qui ont amené, selon moi, quelque chose au niveau du métier.

Par
Kahina Boudjidj