Vous sembliez avoir baissé les bras lors de l’épreuve éliminatoire de Top Chef…
Oui, tout à fait… J’étais déçue et très frustrée d’avoir été jugée sur l’image et pas sur le goût. Mais ce n’est pas grave puisqu’au final je suis peut-être éliminée de Top Chef, mais comme vous avez pu le constater, je rentre dans la Brigade cachée.
Vous ne connaissiez pas l’existence la Brigade cachée avant l’appel de Pierre Gagnaire ?
Je suis une grosse naze (rires), parce qu’en effet, je n’avais ni regardé Top Chef, ni ne savais qu’il y avait une brigade cachée. J’ai adoré l’idée de la Brigade cachée et surtout c’est arrivé dans un contexte où j’allais déjà mieux parce que je n’avais plus de pansements donc ça m’a laissé un peu de temps pour me remettre. En plus, pendant Top Chef, j’étais sur mon resto en parallèle alors que les autres étaient en congés sans solde, c’était des salariés. Je bossais, je faisais cinq services au restaurant, donc au moment où j’ai été éliminée, mon niveau de fatigue avait atteint des sommets…
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C’était un peu une libération d’avoir été éliminée ?
Un peu (rires)… Quand je suis éliminée, je me dis que c’est trop bien (rires), et que je vais enfin pouvoir aller dormir. Genre, c’était le meilleur de la soirée (rires). Et puis, je me suis rendu compte que j’ai mal géré, j’ai fait plein d’erreurs, mais c’était quand même assez intéressant. J’ai kiffé ! J’ai appris plein de trucs, en tout cas. Et en l’occurrence, j’ai appris un truc : il faut fermer son restaurant quand tu fais Top Chef (rires). C’est difficile de jouer sur deux tableaux. J’ai beau être solide, il y a un moment donné, je reste un être humain… Il y a un moment où physiquement, le corps abandonne. Du coup, la brigade cachée, c’est beaucoup plus de stylé, beaucoup plus drôle.
Quand Pierre Gagnaire vous appelle, c’est vraiment une surprise ?
Totalement ! J’ai trouvé ça hyper drôle et c’était vraiment une surprise. J’étais contente, vraiment. Et puis, vu que j’étais un peu frustrée de ma sortie très précoce de Top Chef, c’était cool, c’était une façon de continuer un peu l’aventure. Et en l’occurrence, je ne connaissais pas du tout. Vu que je ne connaissais rien, de toute façon, je ne connaissais pas ça non plus (rires). Mais franchement, c’était grave bonne ambiance la brigade cachée. Et je pense, en grande partie, que c’était dû à la présence de Pierre Gagnaire. Cette personne est extrêmement détendue, extrêmement pertinente. Là où dans Top Chef, on cuisine un peu et on parle beaucoup, dans la Brigade cachée, on cuisine beaucoup et on parle peu, et franchement, c’était trop bien. Pierre Gagnaire, c’est une monstre de cuisine, d’excellent conseil, il est hyper à fond et a un palais incroyable. J’adore aussi François-Régis Gaudry. Il est venu plusieurs fois dans mon resto, et il a une culture gastronomique qui est immense. Je suis très admirative et je le respecte énormément.
"Rien que pour les rencontres avec les candidats et les chefs, ça valait le coup"
C’est donc une nouvelle chance pour vous. Vous y allez dans quel état d’esprit ?
En fait, c’est hyper facile d’y aller quand tu as perdu. Tu as déjà perdu donc tu n’as plus rien à perdre (rires). J’étais grave détente. Ça me faisait grave marrer. C’était trop un bon moment. Je me suis juste dit : "Kiffe". Je prends du plaisir parce qu’en fait, dans la vie, on n’a pas l’occasion d’être avec Pierre Gagnaire tous les jours et qu’il nous donne des conseils pertinents. Là, c’est l’occasion rêvée.
Quand vous vous retrouvez face à Thibault et Pierre-Pascal, vous êtes sereine ?
Je les adore tous les deux, donc j’étais trop contente. Pierre Pascal, c’est la bienveillance en personne, j’aime vraiment beaucoup cette personne. Il est extraordinaire, cœur pur, trop sympa, trop dans le partage. Après, malheureusement, je l’ai éliminé mais on a grave échangé, il m’a donné plein de conseils, il m’a appris plein de trucs. Il y a d’autres candidats aussi avec qui c’était génial, comme Marie, par exemple, qui est passée au resto. En fait, tous les trucs que je voulais de Top Chef, c’est-à-dire apprendre des autres, je le fais maintenant et c’est génial.
Vous pensiez pouvoir remporter l’épreuve de l’aspic d’oeuf ?
En vrai, je ne m’attendais tellement pas à gagner que j’étais trop contente. Et après, le soir, du coup, je bossais au resto et Pierre-Pascal et Thibault sont venus y manger. On a fait la fête tous les trois après mon service. C’était trop cool. En fait, c’est ça qui est bien, c’est que moi je m’en fiche un peu de gagner ou de perdre. C’est un jeu. C’est une émission de télé. C’est drôle, c’est marrant, on s’amuse, on perd, on gagne. Bon, c’est la vie. Après, personne n’est mort (rires). Mais du coup, ce qui m’importait c’était la bienveillance à toute épreuve et rien que pour les rencontres avec les candidats et les chefs, ça valait le coup.