Top Chef, La brigade cachée (M6) – Quentin revient sur son élimination si près du but : “On savait que c’était fini”

Publié le 30 mai 2024 à 14:25
Capture d'écran M6
Hier soir, mercredi 29 mai, avait lieu le dernier numéro de la Brigade cachée de Top Chef avant que l'un des candidats ne réintègre le concours. C'est Pavel et Quentin qui ont quitté le navire et Clotaire qui fera la semaine prochaine son grand retour avec Pierre Gagnaire. Quentin nous a confié son état d'esprit suite à cette fin d'aventure. 

Vous êtes éliminé aux portes des quarts de finale. Content quand même de votre expérience dans la Brigade cachée ?

Quentin : Je suis très content d’avoir rencontré le chef Pierre Gagnaire, qui est pour moi une grande source d’inspiration. La défaite est moins dure à encaisser que lors du concours principal, parce que c’est du plus, c’est un Joker. Évidemment, c’est frustrant d’échouer à la fin. C’est la finale de la brigade cachée, au final donc c’est décevant d’échouer à ce step-là, mais je sors face à Clotaire qui a sorti pour moi un plat de dingue ! Avec Pavel quand on a vu son plat, on savait que c’était fini (rires). Je perds face à un mec qui a sorti une assiette qui, pour moi, fera partie des annales de Top Chef, parce que c’était fou ce qu’il a fait. Je pense que je ne sors pas par la petite porte, je sors la tête haute puisque je n’ai pas raté mon assiette et Pavel non plus d’ailleurs. Il y a juste Clotaire qui a sorti une dinguerie qui était trop géniale et je ne peux qu’être fier de perdre face à un tel candidat. 

Dans quel état d’esprit étiez-vous lors de votre parcours dans la Brigade cachée ? 

Je reste ambitieux. Forcément, quand on t’explique que tu as une chance, moi, en plus, je n’avais que trois épreuves à gagner, tu n’as qu’une envie, c’est d’y retourner (rires). J’avais vraiment envie de réintégrer le concours. La première se passe bien, la deuxième se passe bien aussi, donc au moins, arriver à la dernière… Je me disais : "Il reste une étape, mec, tu peux y arriver". Cette année, contrairement à l’année dernière, c’est les trois derniers qui ont fini en finale de la brigade cachée, donc je me dis aussi qu’on était tous les trois à notre place puisqu’on est est tous sortis à peu près au même moment.

Vous trouvez que c’était plutôt juste donc ?

Oui, car cette année, je trouve qu’il n’y a personne qui s’est fait sortir forcément trop tôt. Là, sur la fin, au final, on se retrouve les trois derniers ensemble. Je sais que c’est deux adversaires qui sont redoutables. Et puis, en vrai de vrai, à ce moment-là, moi, je me dis : "C’est ta dernière épreuve dans le concours, peut-être alors vas-y, fonce, fais-toi plaisir, etc". Et après, je n’étais pas hyper inspiré par le thème… L’épreuve qu’ils nous ont dit de faire en une heure, c’est presque ce qu’ils demandent de faire dans l’épreuve des demi-finales… Là, on te dit : "Crée une surprise dans le plat". Sauf qu’en demi-final, tu as deux heures et que là, tu as une heure. C’est hyper dur. 

Pas trop déçu ? 

Non, parce que c’était une bonne dégustation, j’ai eu de bons commentaires et puis très content de la rencontre avec Pierre Gagnaire. Ça fait six ans que je fais de la cuisine. J’ai commencé à 18 ans et demi et si on m’avait dit il y a six ans que j’arriverais là, je n’y aurais pas cru (rires). C’est aussi pour ça que j’ai fait Top Chef, c’est pour me rendre compte où j’en étais, où j’en étais par rapport aux autres, par rapport à moi, qu’est-ce que je valais par rapport à des cuisiniers qui ont deux, trois, quatre ans de plus que moi, qui ont dix ans de cuisine en plus que moi… J’ai pris conscience de tout le taf que j’avais encore à faire. J’ai aussi pris conscience que malgré mes six ans de cuisine, je me démerdais pas si mal que ça mais qu’il fallait encore pousser parce que j’ai envie d’aller beaucoup plus loin que ça. J’ai de grandes ambitions et pour les atteindre, il faut continuer à travailler.

Avez-vous eu certains regrets ?

Sur cette brigade cachée, je n’ai pas de regrets parce que j’ai fait le maximum de ce que je pouvais faire. J’ai fait des choses qui me parlaient. En une heure de temps, c’est très dur. C’est hyper intense. Donc, je n’ai pas de regrets parce que j’ai donné le maximum.

Que souhaitez-vous garde en mémoire de cette belle aventure ? 

Déjà, une très belle rencontre avec le chef Pierre Gagnaire. Aussi, sur les derniers épisodes de Top Chef, ils ont fait venir les proches, c’était cool. Et surtout, ce que je retiens, c’est que Pierre Gagnaire, c’est un monstre et que je suis hyper content de l’avoir rencontré parce qu’il fait partie des grands papas de la cuisine, des plus grands cuisiniers qu’il y ait. C’est une source d’inspiration, il est toujours autant animé par la cuisine et c’est admirable. Je trouve ça impressionnant qu’un chef avec autant d’étoile continue à s’extasier devant des choses, continue à être curieux, à vouloir rester dans le coup (rires). Il garde son âme d’enfant et je trouve que cet état d’esprit-là, c’est génial. 

C’est finalement Clotaire qui part en quart de finale. J’imagine que vous êtes quand même content pour lui ? 

Evidemment, je suis même trop content pour lui ! Je trouve ça juste par rapport à notre dernière épreuve que ce soit lui qui y aille. Il a vraiment fait un truc génial et ça aurait été injuste que ce soit quelqu’un d’autre que lui. Je suis trop content pour lui parce qu’on est tous copains et que je m’entends très bien avec lui, que je lui souhaite le meilleur. Après, on se tire la bourre pendant les épreuves mais je reste très content pour les autres. J’espère qu’il fera le maximum pour le reste du concours avec Pierre Gagnaire. Clotaire, c’est une personne formidable, qui apporte beaucoup de légèreté. Tous mes potes me disent ça depuis six mois (rires), que quand tu vois Clotaire, tu as envie de l’avoir en pote. Et au-delà de ça, c’est un cuisinier qui est formidable, qui a une richesse culturelle en termes de cuisine, qui est folle. Il a tout à fait sa place.

Par
Kahina Boudjidj