"C’était mieux avant". Voilà, en résumé, ce que pense Thierry Ardisson de la télévision. L’animateur, qui a révolutionné le petit écran avec des formats tels que Lunettes noires pour nuits blanches puis Tout le monde en parle, regrette en effet la liberté d’expression qui se réduit peu à peu sur le petit écran. "Tu ne peux plus rien dire, s’est-il insurgé dans un entretien accordé à nos confrères de Puremédias.
"Je n’avais jamais souffert des réseaux sociaux mais les deux ans où j’étais sur C8, dès que tu disais un truc, tu avais 50 000 tweets", a-t-il poursuivi en expliquant l’impact des réseaux sociaux sur les chaînes. "Twitter n’est pas l’opinion publique, mais les chaînes ça les gêne", souligne-t-il ainsi en taclant au passage tous ceux qui critiquent sur la toile. "Je n’ai pas envie d’être jugé par des chômeurs qui n’ont rien d’autre à foutre qu’envoyer des tweets. Twitter c’est anonyme. N’importe quel connard peut donner son avis", lâche-t-il amer.
C’est avec le même ton cash et sans appel que Thierry Ardisson évoque ses relations avec France Télévisions. "Je ne suis pas parti de France Télévisions, j’ai été viré. Mon retour à France Télévisions où j’avais passé 18 ans auparavant est tout à fait naturel", affirme-t-il ainsi en précisant malgré tout que "l’époque a changé" sur le service public. "On n’a plus les mêmes relations avec les patrons qu’avant", balance ainsi l’animateur en expliquant qu’il y avait davantage de contacts avant. "Hervé Bourges, il m’appelait. On discutait. On déjeunait souvent. Là, c’est différent".
Même avis tranché lorsqu’il se penche sur les talks d’aujourd’hui et le manque d’invités intéressants selon lui. "Il n’y a pas de quoi faire un bon plateau toutes les semaines… Les Américains ne viennent plus (…) Aujourd’hui, ils viennent dans un hôtel faire un press junket pendant une journée et tu n’as qu’une demi-heure", a-t-il regretté en soulignant que la présence des stars hollywoodiennes donnait "du chic" à une émission. "Je n’ai pas envie de m’emmerder. Je n’ai pas envie d’être mauvais", a-t)-il conclu à ce sujet.
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