C’est un sujet qui risque de passionner de nombreux téléspectateurs. Ce vendredi 2 juin, France 3 diffuse un documentaire baptisé "L’âge d’or de la pub" et produit par Thierry Ardisson. A cette occasion, l’animateur a accepté d’accorder une interview à nos confrères de Pure Médias, dans laquelle il a évoqué son histoire et son rapport à la publicité. "Quand j’étais adolescent, j’avais fait un concours par correspondance où il fallait trouver des slogans. C’était pour la marque des chaussettes Stemm. J’avais fait : "Stem, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout". Les mecs m’avaient répondu : ‘Vous n’avez pas gagné le concours, mais c’est bien’", s’est-il remémoré en préambule. Arrivé à Paris à 19 ans avec "50 balles" en poche, le futur homme en noir se décide à se lancer dans la publicité. "Je suis allé chez Publicis mais ils m’ont dit : ‘Non, vous n’avez pas fait votre service militaire’. Quand je suis ressorti, j’ai descendu les Champs-Élysées et j’ai vu une plaque, BBDO, agence de publicité. Je suis rentré dans l’immeuble et je suis monté au 7e étage", a continué Thierry Ardisson, avant de révéler avoir réussi à se faire embaucher dans cette entreprise.
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"Ensuite, j’ai eu la chance de travailler pour TBWA. Ils venaient de fonder l’agence. Elle est devenue ensuite mondiale ! Donc, j’ai fait de la pub pendant presque une dizaine d’années. J’ai été très heureux dans la pub, mais sa finalité me semblait inintéressante. C’est là que j’ai commencé à me droguer. Je suis parti aux Etats-Unis régler mon problème", a révélé le présentateur. "Quand je suis revenu, je n’ai plus fait de pub (…) Puis, un jour, un pote m’a dit : ‘Et si on faisait une agence de pub ?’. J’ai dit oui. On a créé Business. Là, j’ai fait de la néo-réclame. J’ai inventé : ‘Quand c’est trop, c’est Tropico’, ‘Lapeyre, y’en a pas deux’, ‘Chaussée aux moines, amen !’, ‘Ovomaltine, c’est de la dynamite !’. On a été les premiers à faire des spots de 8 secondes avec un slogan très fort. Comme ça durait 8 secondes, les petits annonceurs pouvaient passer à la télé", s’est souvenu le présentateur. Ce n’est pas la première fois que Thierry Ardisson évoque ses problèmes de drogue et son sevrage aux USA. "Je suis parti aux États-Unis, dans un endroit où j’étais sûr de ne pas en trouver. Mais j’en ai chié pendant trois mois", avait-il expliqué à France Bleu en février 2022.
L.C