Thierry Ardisson : « C’est bien de laisser sa place aux autres, pas question de faire mon Michel Drucker ! »

Publié le 15 décembre 2023 à 9:45
Francois ROELANTS/PARIS PREMIERE
Vingt ans après 93, Faubourg Saint-Honoré, l’animateur revient avec 214, rue de Rivoli et organise un dîner d’anniversaire, suivi d’un documentaire compilant les meilleurs moments du programme à découvrir sur Paris Première.

Il paraît que vous détestez inviter des gens chez vous, pourtant, vous l’avez fait pendant quatre ans (2003-2007). Pourquoi réitérer l’expérience à votre nouvelle adresse ? 

Thierry Ardisson : Pour fêter les 20 ans du programme ! Ça n’aurait eu aucun intérêt de le faire en plateau ou dans un restaurant. Alors, même si mon appartement d’aujourd’hui est plus petit qu’à l’époque, et que je déteste toujours autant les odeurs de cuisine, j’ai tenu à ce que cette soirée événement se fasse à la maison. Je le fais aussi par amour pour Paris Première. J’ai toujours été très heureux sur cette chaîne que je n’ai jamais voulu quitter. Cela m’a d’ailleurs valu de me faire virer de France 2 et de Tout le monde en parle… le président de France Télévisions de l’époque, Patrick de Carolis, voulait que j’arrête 93, Faubourg Saint-Honoré… Je lui ai dit : « Je t’emmerde ! » Je me suis fait virer et j’ai atterri sur Canal+ avec Salut les Terriens

Qui seront vos invités pour cette soirée spéciale ? 

Il y aura Gérard Darmon, qui a été le plus invité et qui a sa carte de fidélité à mes dîners, Franz-Olivier Giesbert, qui a toujours quelque chose à raconter, Bertrand Chameroy, que je connais moins mais dont j’apprécie le travail dans C à vous, mon épouse, Audrey Crespo-Mara, ainsi que Muriel Robin et sa femme, Anne Le Nen. C’est d’ailleurs grâce à Télé 7 Jours et à la Une que vous leur avez accordée le 30 octobre dernier que j’ai eu l’idée de les convier. J’adore Muriel, que j’ai connue quand elle n’allait pas bien. J’ai tout vécu avec elle. Je suis heureux pour elle, heureux du succès qu’elle rencontre avec Anne dans Master Crimes, sur TF1. Je l’aime d’amour. 

Vous avez reçu le Tout-Paris et recueilli pas mal de confidences… Quelle est la recette d’un dîner réussi ? 

Il faut d’abord savoir recevoir ses convives. À l’époque, on a eu Yannick Alléno ou Éric Fréchon en cuisine. Pour ce dîner, c’est Juan Arbelaez (Top Chef 2012, ndlr) qui sera aux fourneaux. Et pour être un bon intervieweur, il faut avoir un petit côté sale gosse sadique, arracheur d’ailes de mouche, pour susciter des réactions, et servir un peu d’alcool (à consommer avec modération, bien sûr), pour détendre l’atmosphère et amener les langues à se délier. Il faut aussi et surtout ne pas se prendre au sérieux afin de prendre du plaisir. C’est essentiel. Si on ne se sent pas bien, comment l’autre peut-il être à l’aise ? Comme quand on fait l’amour, finalement. 

Cette soirée spéciale pourrait-elle se pérenniser ? 

Pas pour le moment, mais Paris Première ne se l’interdit pas. La vérité est que je n’ai plus envie de faire d’antenne. Je l’ai fait pendant trente-cinq ans, j’ai eu ma dose. Je ne ferai plus de talk-show, sauf si un concept me touche. Je continue à avoir des idées pour les autres, comme l’émission Nos grandes décisions, qui sera présentée par Hugo Clément et bientôt diffusée sur France 2. C’est bien de laisser sa place aux autres… Pas question de faire mon Michel Drucker !  

214, rue de Rivoli : le dîner spécial 20 ans : vendredi 15 décembre à 21h00 sur Paris Première, à suivre à 22h35 : 93, Faubourg Saint-Honoré : La Crème de la crème

Le programme est également diffusé en clair sur le canal 41 de la TNT.

Par
Adeline Quittot