Après les licenciements arbitraires de Sébastien Thoen et Stéphane Guy, puis la protection controversée de Pierre Ménès coupé au montage du documentaire de Marie Portolano dénonçant le sexisme dans les médias sportifs, le premier syndicat du groupe Canal+ dénonce à nouveau les méthodes stupéfiantes de la directions de Canal+.
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Se disant "extrêmement choqué", le syndicat autonome "+Libres" annonce ce lundi 12 avril la "convocation de plusieurs salariés de la rédaction des sports à un entretien préalable à leur éventuel licenciement". D’après le syndicat, ces mesures sont sans "aucun doute" une réponse aux soutiens exprimés à Sébastien Thoen lorsqu’il avait été écarté d’antenne puis viré, et très probablement une conséquence de témoignages des salariés dans des "extraits non diffusés du documentaire Je ne suis pas une salope, je suis journaliste" de Marie Portolano, où Pierre Ménès clamait à propos de son baiser forcé à Isabelle Moreau : "Je regrette sa réaction, (…) je ne regrette pas de l’avoir fait". Un passage censuré à l’antenne mais dévoilé quelques jours plus tard par Les Jours.
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La mise en oeuvre de ces "intimidations" est "particulièrement incompréhensible dès lors que les seuls comportements fautifs en lien avec le documentaire n’ont, eux, fait l’objet d’aucune sanction à ce stade", constate le syndicat indépendant +Libres, qui précise que "les victimes de ces sanctions injustifiées se voient le plus souvent proposer des indemnités en échange de leur silence". Le communiqué dans son intégralité est disponible ci-dessous.
Communiqué +Libres du 12/04/21 pic.twitter.com/cJJlbvf0b5
— +Libres (@Plus_Libres) April 12, 2021
Hugo Mallais