Le documentaire Je ne suis pas une salope, je suis journaliste de Marie Portolano diffusé ce dimanche 21 mars a provoqué un véritable séisme dans le monde du journalisme sportif. Le sexisme ambiant dénoncé s’est malheureusement de nouveau confirmé lorsque, le lendemain, la presse a révélé que deux passages concernant Pierre Ménès avaient été coupés au montage par Canal+.
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Le premier, concernant Isabelle Portolano à qui le consultant sportif a soulevé la jupe lors d’un tournage, a été diffusé par Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste. Sur le plateau, la réaction de Pierre Ménès a amplifié le scandale. Si le journaliste a accepté de participer au documentaire pour débattre et a émis des regrets dans TPMP, il a passé la majorité de son temps de parole à se plaindre de l’ampleur de l’affaire et de la violence des messages qui lui sont destinés sur les réseaux sociaux. Le problème du sexisme persistant et la parole des femmes ont donc été mises au second plan… Depuis, d’autres journalistes sportives Charlotte Namura, Anne-Laure Bonnet et Charlotte Gabas ont livré des témoignages glaçants concernant leurs parcours difficile dans ce milieu masculin, faisant suite à celui de Clémentine Sarlat l’an passé.
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Ce jeudi 25 mars, la deuxième séquence coupée au montage a été publiée par le site Les Jours. Elle concerne le baiser forcé de Pierre Ménès à Isabelle Moreau. "Cette scène, je la trouve moche. Elle n’aurait pas lieu aujourd’hui. J’espère qu’il le regrette. Sur le moment, je ne l’ai pas vécue comme je la vis là. Attention, je n’ai pas été victime de harcèlement. Mais je trouve que cette image est dévastatrice. Je m’en suis rendu compte trop tard. Ca a été le déclencheur de tout mon processus pour dire ‘C’est fini’. Quelle crédibilité accorder à une femme qu’on peut embrasser comme ça, selon son bon vouloir ? Je joue le jeu car je ne veux pas casser l’ambiance de l’émission. Mais ces images existent encore sur internet et je trouve ça pénible", commente la journaliste en larmes.
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De son côté, Pierre Ménès reste sur ses positions dans cet extrait ‘pas vu à la télé’, refusant de prendre conscience du non-consentement de sa collègue lors des faits : "Très franchement, quand je vais pour l’embrasser, je ne pense jamais l’embrasser sur la bouche. Jamais. Elle ne s’est pas détournée. Tu regardes l’image, elle met sa main autour de moi. Ce n’est pas un smack qui va te salir ! C’est bon ! Faut se calmer Tout ça, c’est ce que je ne supporte plus dans les trucs d’aujourd’hui. Si tu ne peux pas faire un bisou sur la bouche à une copine. (…) Je regrette profondément sa réaction. Je suis même assez choqué. Mais je ne regrette pas de l’avoir fait".
Hugo Mallais