Pourquoi avoir choisi de tenter l’aventure The Voice après avoir lancé votre carrière en 2022 ?
Philippe Campion : J’ai toujours voulu faire The Voice. D’ailleurs, j’avais candidaté lors de la toute première saison, et l’année dernière aussi, pour la saison 13. Les deux fois, je suis arrivé à la dernière étape avant la sélection finale pour le tournage. J’ai toujours été intéressé par tous les télé-crochets. Mais cette fois, on est venu me contacter. Un responsable de casting qui me suivant depuis quelques années m’a contacté et je sentais que c’était le bon moment.
Il s’est écoulé plus de deux ans depuis la sortie de votre premier album, Éternel été. Avez-vous de nouveaux projets musicaux ?
Pas du tout. Justement, c’est vraiment arrivé à un moment où je ne faisais plus grand chose en musique. Donc je n’ai pas réfléchi une minute ! (Rires) J’ai envie de faire un deuxième album, d’écrire de nouvelles chansons. Ça grouille, mais je sens que ce n’est pas encore là. Je me laisse porter par les choses. Depuis la sortie de mon album, je n’ai rien écrit car j’ai passé beaucoup de temps sur ce disque. J’ai fait un trop-plein de mots. Mais ça va revenir, et j’espère qu’il y aura des bonnes retombées de The Voice.
Cette troisième tentative était enfin la bonne. Vous aviez la pression ?
Au moment de poser mes mains sur le piano, j’étais ultra stressé. J’ai chanté comme j’ai pu, je voulais envoyer du bois, mais ça m’est tombé dans les jambes. J’ai eu beau répéter, mais quand c’est le moment… On ne peut pas être préparé à ça.
Quand Florent Pagny et Patricia Kaas se sont retournés, vous n’avez pas caché votre joie !
J’étais choqué. Ça m’a bien soulagé, d’autant plus que c’était deux coachs que je voulais, même si j’aurais bien aimé avoir à choisir entre les quatre. Ils se sont retournés vraiment à la dernière seconde, donc j’étais obligé de rester concentré jusqu’au bout. J’ai fait ce que j’ai pu pour pas perdre le contrôle. Heureusement, on nous briefe. Ça, c’est cool car ce n’est pas évident de chanter devant des fauteuils qui ne sont pas retournés. C’est ultra-déstabilisant. Il ne se passait rien, je me suis dit : "Je suis en train de m’humilier, je ne sais pas ce qui se passe". Car moi, je croyais vraiment en ma proposition.
Vous avez beaucoup hésité. Comment avez-vous choisi votre équipe ?
Je dois dire que je ne vois vraiment rien de loin (rires). Mais vraiment, quand ils me parlaient, je ne voyais rien ! Et en plus, j’ai eu un black out total. Je me souviens juste des échanges avec Vianney. C’est tout. J’ai eu une montée de stress, parce qu’à la base, je voulais vraiment aller dans l’équipe de Patricia Kaas. Sa prestation à l’Eurovision m’a bouleversé. J’avais ce lien avec elle, mais j’adore aussi certaines chansons de Florent Pagny. Je voulais les deux. Je pense que s’ils s’étaient retournés plus tôt, j’aurais eu le temps de digérer les informations. Dans le tumulte, j’ai choisi Florent Pagny. J’étais content qu’il revienne dans l’émission, j’avais une émotion par rapport à son retour, ça m’a touché.
Vianney vous a reconnu en vous voyant. Pensiez-vous qu’il vous reconnaîtrait à l’aveugle ?
Honnêtement, non, pas du tout, car je chantais en anglais lors de l’audition. Mais on s’est croisés deux ou trois fois au sein de notre label.
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Vous avez décidé de venir seul sur le plateau pour surprendre vos proches lors de la diffusion. Avez-vous gardé le secret ?
Je l’ai dit à ma mère et à ma soeur après l’audition à l’aveugle, quand j’ai su que j’allais dans l’une des équipes. Sinon, les gens l’ont principalement découvert lors de la bande-annonce de l’émission.