Lolly Wish (The Voice) : « Je n’ai pas de personnage, je suis comme ça dans la vie »

Publié le 15 février 2025 à 21:35
TF1/ITV
Meneuse de revue, effeuilleuse burlesque... L'artiste de music-hall Lolly Wish a autant surpris qu'épaté les quatre coachs de The Voice ce samedi 15 février sur TF1.

Pourquoi avez-vous décidé de tenter l’aventure The Voice ?

Lolly Wish : C’était pas facile de prendre une décision. Pour être transparente, c’était un vrai challenge. On se retrouve dans un programme où tous les candidats sont très talentueux et surtout très jeunes. Il n’y a pas de différences entre les professionnels et les talents émergents, on est tous logés à la même enseigne. J’ai dû oublier tout ce que j’ai pu accomplir de merveilleux dans ma carrière jusqu’à aujourd’hui : mes bagages artistiques, musicaux, scéniques… Et repartir à zéro. 

Dans votre portrait, vous doutiez sur vos chances de réussir une audition à l’aveugle…

Oui, j’avais des doutes. C’était mon autre challenge : être uniquement jugée sur ma voix alors que ma carrière, je l’ai bâtie sur ma voix, mais surtout sur l’image. J’ai toujours travaillé sur l’apparence, le visuel. C’était un très gros risque, l’issue de l’audition était un peu angoissante.

Finalement, les 4 coachs se sont retournés. Comment avez-vous fait votre choix ?

Même si j’avais ma petite idée, il y a des choses qui m’ont parues essentielles dans ce que les coachs m’ont dit. J’ai été beaucoup touchées par les paroles de Florent Pagny. Qu’un professionnel comme lui dise que je maîtrise mon art… Wow ! J’ai trouvé qu’ils étaient assez impressionnés par ce que je pouvais faire techniquement et vocalement. Malheureusement, Zaz était très intriguée par rapport à ce qu’il pouvait y avoir derrière tout cet apparat. C’est ce qui m’a fait pencher la balance vers Patricia Kaas.

Lolly Wish : "Je n’ai pas de personnage, je suis comme ça dans la vie"

Zaz voulait trouver "la faille" qui se cachait en vous…

Le fait de vouloir aller creuser très profondément, de se demander ce qu’il y a derrière un personnage aussi spectaculaire… Je l’entends, je le comprends, mais je n’ai pas de personnage sur scène. "Lolly Wish", c’est juste une Lolly "+++", une version exacerbée de moi. Je suis comme ça dans la vie. C’est très difficile pour moi de dire "on va aller chercher la faille", car finalement, on ne croit pas qu’un personnage comme ça puisse exister.

The Voice, est-ce également un moyen pour vous de mettre en lumière le music-hall ?

Oui, bien sûr. C’était à la fois un coup de projecteur pour moi-même mais aussi pour l’univers du music-hall, du burlesque et du cabaret que beaucoup de gens ne connaissent pas encore ! Une partie de mon métier – en étant maîtresse de cérémonie et meneuse de revue, c’est aussi dompter un public, lui faire découvrir des choses, le faire transporter dans un monde qu’il ne connaît peut-être pas encore. C’est ce que j’avais envie de faire découvrir aux téléspectateurs de TF1. Je crois que Vianney a dit – je ne sais pas si ça sera au montage – que j’étais quelque chose qu’on n’a jamais vu dans The Voice

Vous avez confié à Nikos Aliagas avoir une culture rock. Souhaitez-vous explorer ce registre dans la suite de l’aventure ?

Ce serait un terrible challenge, je n’imagine pas envisager ça aujourd’hui. Je ne le fais pas du tout dans le cadre de mon métier, je suis centrée sur la période des années 20 aux années 40, 50, sur du jazz et des grands classiques hollywoodiens. Mais c’est une culture qui fait partie de moi, j’ai écouté beaucoup de rock dans mon adolescence. J’ai toujours été bercée par des artistes comme Courtney Love, j’ai beaucoup aimé Garbage, Shirley Manson, PJ Harvey, les Smashing Pumpkins, Rage against the machine, Nirvana…

Par
Hugo Mallais