Qu’avez-vous fait de vos gains ?
Etienne : J’ai essayé d’utiliser l’argent de manière un peu intelligente, mais globalement, pour faire simple, je me suis fait quelques petits cadeaux. Au final, je me suis acheté un set-up informatique pour faire de la musique. Ensuite, j’ai surtout essayé de gâter un peu ma famille. Par exemple, j’en avais parlé sur le plateau, mais j’ai emmené mon père à à Barcelone pour voir un Grand Prix de Formule 1, parce que c’était un truc qu’il avait pas fait depuis peut-être 20 ou 30 ans donc c’était bien de passer un week-end avec mon père. Il y a aussi eu des petits cadeaux par ci, par là et après. Et pour une réponse un peu moins fun, j’ai essayé de placer l’argent.
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A l’époque, vous m’aviez dit que vous aviez l’objectif d’acheter une cave pour y installer un local de batterie, ça en est où ?
C’est vrai que j’en avais parlé (rires) mais pour l’instant, ça ne s’est pas encore concrétisé. C’est dans un coin de ma tête. Donc pourquoi pas ? Parce que c’est vrai que comme j’ai un groupe de musique, ce serait peut-être pratique d’avoir un lieu où répéter régulièrement. Mais pour l’instant, on s’en sort bien avec les studios qui existent dans Paris, donc on n’a pas encore franchi ce pas.
Vous revenez pour la deuxième fois dans les Masters, avez-vous révisé différemment ?
J’ai continué à réviser puisqu’il y a certains maestros qui sont là depuis 5, 10 ans et qui sont toujours aussi motivés (rires). Je trouve ça assez incroyable d’ailleurs ! Moi, ça fait qu’un an que je suis là, donc la motivation est toujours là. Je suis content de pouvoir prolonger cette aventure parce que quand on vous dit que ça s’arrête brutalement et définitivement, c’est un peu dur. Nous qui avons la chance d’être dans les masters, on a la chance de pouvoir revenir, etc. J’ai continué à travailler toute l’année de manière un petit peu différente, en effet, puisque sur les six premiers mois, avant le tournoi, je me suis surtout concentré sur le fait d’apprendre des nouvelles chansons, mais sans pression, de découvrir des artistes. Et J’ai essayé de creuser un petit peu la discographie de certains artistes que j’aime bien et que je connaissais pas entièrement. On a tous un esprit un peu compétitif. On a tous envie de bien faire donc vers la fin, je me suis remis en révision de manière intense, un petit peu comme lors de mes passages en quotidienne.
Avez-vous des objectifs pour ces Masters ?
J’ai fait les quarts de finale l’an passé dont j’ai envie de refaire au moins autant. Après, on joue que contre des gens très forts. Tout le monde peut perdre au premier tour, et ce, peu importe sur qui on tombe, on peut perdre au premier tour même si on a tous une culture musicale, et qu’on est tous capables de finir des chansons, on est aussi tous capables de bafouiller, d’avoir un trou de mémoire, de stresser. Je pense qu’on a tous conscience qu’on peut tous sortir au premier tour. Il faut juste garder cette humilité-là. Et je pense que tout le monde l’a au sein des maestros. Il y a l’objectif, il y a l’envie de faire comme l’année dernière. Il y a l’envie de gagner un peu d’argent aussi, il faut pas se mentir, tout en se souvenant qu’on peut sortir à tout moment.
Vous avez remporté les seizièmes face à Arsène. Il y a un peu de fierté ?
Oui, c’est une petite fierté parce que je sais qu’il est excellent. Et en fait, j’aurais pu être un peu impressionné, stressé sur le plateau et me rater. Ça n’a pas été le cas, j’ai réussi à garder ma concentration. Après, une nouvelle fois, Arsène ou un autre, quoi qu’il arrive, c’était difficile. Donc quoi qu’il arrive, passer un tour, c’est une petite fierté, évidemment. Mais en tout cas, ce qui était sympa, c’est que ça m’a permis de le rencontrer. On a passé un très bon moment ensemble.
Vous êtes en huitièmes ce soir, content de se rapprocher de votre objectif de l’année dernière ?
L’objectif, on s’en rapproche, oui (rires). Après, je pense que vous connaissez un peu le principe. On ne savait pas si l’épreuve des reprises allait être reconduite cette année encore, donc ça rebat un peu les cartes, parce qu’on n’a pas tous nécessairement le temps de travailler les reprises. Personnellement, je ne les ai peut-être pas travaillées avant de savoir que j’étais en huitième, donc ça m’a laissé très peu de temps… Je joue contre Honorine, qui a un parcours tout récent aussi et qui est très forte, donc on verra bien !