Avez ressenti de la pression sur ces Masters ?
Karine : Sur les sixièmes, oui. Je n’avais pas envie d’être ridicule, j’avais envie de montrer que j’ai mérité ma place et que je ne suis pas là pour rien.
Après les huitièmes, viennent les quarts, c’est un peu le rêve qui continue, non ?
Incroyable ! Pour moi, c’était inespéré. Je partais toujours du principe que j’allais partir et je disais à mon compagnon : "T’inquiètes, je ne rentrerai demain. Je rentre et je pourrais m’occuper des filles, aller les chercher à l’école". Et j’étais obligée de le rappeler pour lui dire : "Je suis désolée, il faut trouver une solution parce que je suis obligée de rester" (rires).
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Comment vos filles vivent-elles votre passage à la télé ?
Mes filles ont grandi un peu. La grande, maintenant comprend plutôt bien. La petite, je lui ai dit que j’allais faire la bagarre avec le micro à la télé en chantant (rires). Elle n’a que deux ans, donc c’était pour qu’elle comprenne. Donc, maintenant, elle fait, elle aussi, la bagarre à la télé avec le micro. Ma famille est aussi ravie pour moi. Mes proches savent que je m’éclate à chaque fois, donc ils sont plus que contents pour moi.
Est-ce qu’il y a un moment qui vous a marquée dans ces Masters ?
Chanter La corrida en seizièmes. Francis Cabrel, c’est un artiste que j’apprécie énormément ! Et la Corrida, c’est un morceau qui est absolument magnifique et arrivée jusqu’au bout, j’en avais presque les larmes aux yeux, j’en tremblais d’émotion. Je suis aussi très heureuses des candidates face auxquelles je suis tombée. Caroline et Jennifer, deux femmes absolument géniales et toutes les deux très sympa.
Remporter le match des huitièmes face à une candidate qui est au dessus de vous dans le classement, c’est un certain accomplissement ?
Je dois avouer que ça flatte l’égo. Ça me fait plaisir. J’ai forcément de la peine pour la candidate en face, parce qu’en fait, on sait qu’ils sont tristes, que le jeu s’arrête jusqu’à l’année prochaine… Donc forcément toujours de la tristesse de battre quelqu’un et c’est vrai que moi, j’ai eu du mal à apprécier, le moment mais on va dire que c’est le jeu et qu’il faut bien un gagnant et un perdant.