70 victoires et 459 000 euros. Qu’est-ce que ça fait d’être le deuxième d’un jeu qui a plus de 15 ans d’existence ?
Benoît : Je me suis demandé si j’avais vraiment réalisé (rires). Je commence à voir des petits montages avec le podium : Margaux, Laurens et puis, d’un coup… ma tête ! Et là, je suis en mode : "What the fuck ?". Je n’arrive pas vraiment à réaliser. Je pense que je réaliserai un peu plus en participant aux Masters. Tout est allé si vite. Mais rien que de voir ce classement sur Wikipédia, c’est quelques chose ! C’est mis à jour juste après l’émission en plus donc on ne peut pas la louper (rires).
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Vous avez officiellement dépassé Laurens avec lequel vous étiez ex-aequo. Vous en a-t-il voulu d’avoir pris sa place ?
Pas du tout ! Laurens est très fair-play ou alors, il ne me l’a pas montré (rires). On s’est bien taquinés quand même. La dernière fois qu’on s’est vus, on était à Toulouse chez une amie commune. Sur les trois jours passés ensemble, on s’est bien chambrés. Mais non, il n’est pas du tout du genre à mal le prendre. Et maintenant que je suis deuxième, il m’a dit : "Allez, fais ce que je n’ai pas réussi à faire !", à savoir essayer de dépasser Margaux (rires).
L’aventure est belle depuis le 2 décembre dernier, les sacrifices en valaient la peine, non ?
C’est vrai que j’ai eu des moments de down. Réviser pendant deux ans, sans être sûr de rien, ça m’a poussé à sacrifier pas mal de choses, honnêtement… J’ai plein de projets qui sont tombés à l’eau parce qu’il fallait que je révise, il y a eu des amis que je n’ai pas vus depuis super longtemps. Il y a une grosse part de sacrifices dans les révisions mais ça en valait la peine quand on voit mon parcours aujourd’hui.
Quels conseils a-t-on pu vous donner pendant vos révisions ?
Dans la communauté de N’oubliez pas les paroles, il y a plein de personnes qui m’ont donné de très bons conseils. Étienne et Charlotte m’ont quand même donné des petits conseils à droite, à gauche, mais ce qu’ils m’ont le plus apporté, c’est leur soutien. Ils font partie des personnes qui, justement, quand j’avais des down, me remontaient un petit peu les bretelles en me disant : "Tu fonces !". Ils ont toujours cru en moi. Laurens m’a donné plusieurs conseils notamment pour l’étape de la même chanson. Il m’a expliqué qu’il fallait s’ancrer au sol, regarder ses pieds, ressentir tout son corps comme rentrer un petit peu en état de transe (rires). On va chercher loin dans notre cerveau !