Norbert Tarayre (La Meilleure boulangerie de France) : « Depuis que Noëmie Honiat est là, j’ai pris moins de poids »

Publié le 10 janvier 2023 à 10:11
Nicolas BETS/M6
Le chef cuisinier et le boulanger, figures emblématiques du programme, passent à table et dévoilent tout de cette édition 2023 ! Entretien croisé.

Votre duo devient trio, avec l’arrivée de la cheffe pâtissière Noëmie Honiat. C’est un sacré changement ! 

Norbert Tarayre : Oui, et nous étions ravis de l’accueillir. Depuis qu’elle est là, j’ai pris moins de poids, et Bruno est en pause ! (Rires) Avec Noëmie, nous avons participé à Top Chef il y a dix ans et, plus récemment, avons collaboré dans Chefs à domicile, toujours pour M6. Entre elle et Bruno, le feeling était là, aussi, le trio a tout de suite fonctionné. D’autant que nous avons des approches complémentaires : Noëmie apporte son expertise de la pâtisserie, que nous n’avons pas, Bruno et moi. 

Bruno Cormerais : Ça se passe super bien, en effet. Le métier de boulanger se féminise, c’était donc d’autant plus intéressant que Noëmie soit avec nous. Sa présence dans l’équipe est totalement légitime, elle apporte son énergie et un regard différent… 

Avez-vous observé une évolution du métier de boulanger, au fifil des années ? 

Bruno : C’est évident, la boulangerie n’est plus la même qu’il y a dix ans. Le côté snacking (restauration rapide, ndlr) a pris une importance considérable au quotidien. Les sandwichs ne sont plus aussi basiques qu’autrefois, ils sont beaucoup plus cuisinés. Une attention particulière est également apportée au pain en lui-même, et notamment sur les accords entre les saveurs.

Bruno et Noëmie se chargeant des visites des boulangeries, quel est désormais votre rôle, à vous, Norbert ? 

Norbert : Je vais à la rencontre des producteurs, et j’adore ça ! Chaque jour, je pars sur les routes pour identifier les bons produits, dans chaque région. Pour moi, c’est moins de temps de tournage, donc ça me permet d’être plus souvent avec mes enfants. 

Quelles sont les retombées pour les boulangeries qui participent au programme ? 

Norbert : L’émission aide réellement l’artisanat et les boulangers. Je prends un exemple très simple : un père et son fils sont venus s’affronter. Le fils a été finaliste, et son chiffre d’affaires a connu une augmentation de 80 %. Celui du père, lui, a grimpé de 50 % ! Par la visibilité qu’il donne, mais aussi par sa bienveillance, le programme fait du bien aux artisans. 

Bruno : Cela crée également des vocations. Lors d’un tournage, une dame est venue me voir pour me dire que j’avais donné envie à son fils de devenir boulanger. Pour l’essor de notre métier, c’est fabuleux ! 

Avez-vous été surpris, cette année, par certaines propositions ou techniques de candidats ? 

Bruno : Sur les techniques, non, parce que nous les connaissons et que nous nous devons de rester à la pointe, pour ne pas être largués ! Cependant, en termes de création, nous avons découvert des choses, comme cette brioche au géranium, à la Réunion. C’est un produit habituellement consommé là-bas, mais que nous ne connaissions pas. Fixer des arômes floraux, c’est très compliqué. Cela représente un vrai défi. Et cette brioche était absolument surprenante ! 

La meilleure boulangerie de France : du lundi au vendredi à 18h40 sur M6

INTERVIEWS AURÉLIEN GAUCHER 

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