« Mon fils était allongé par terre dans son sang » : Yannick Alléno revient avec émotion sur la mort de son fils dans Télématin (VIDEO)

Publié le 11 mai 2023 à 15:45
Le chef cuisinier Yannick Alléno a profité de son passage dans l’émission Télématin pour revenir sur la mort de son fils Antoine Alléno.

Le 8 mai 2022, le chef étoilé vivait le pire jour de sa vie. Son jeune fils, Antoine, 24 ans, passionné de cuisine comme lui, est percuté sur son scooter par une voiture volée conduite par un chauffard ivre connu des services de police. Le jeune homme décède sur le coup, laissant ses parents et son frère, Thomas, endeuillés. 

Depuis, le chef mène une lutte sans relâche pour venir en aide aux familles des victimes d’accidents de la route. Le samedi 14 mai 2022, il annonce sur son compte Instagram la création de l’association "Antoine Alléno" qui a pour but de "soutenir les victimes des multirécidivistes". 

Invité ce jeudi 11 mai dans l’émission Télématin, pour parler de cette association le cuisinier en a profité pour revenir sur la manière dont il a retrouvé son fils juste après le drame.

"Quand c’est arrivé le 8 mai, Antoine est parti d’en bas de chez nous. Et je suis arrivé dans une scène de chaos. Il y avait un amas de voitures, des forces de l’ordre, des pompiers, mon fils était allongé par terre dans son sang. On est dans une scène chaotique. On est dans une scène d’attentat. Et c’est pour ça que je compare aujourd’hui cet acte-là à ce qu’on a pu voir au Bataclan. Aujourd’hui, je ne suis pas le seul, nous ne sommes pas les seuls à avoir perdu un enfant. C’est 700 enfants qui partent sur la route tous les ans. Donc c’est cinq Bataclan qui partent chaque année sous nos yeux. Et d’entendre parler d’homicide involontaire, c’est juste insupportable", a-t-il expliqué à Julia Vignali sur le plateau de l’émission avant de poursuivre : "Nous, on a envie de parler d’un homicide routier et non pas d’un acte involontaire. Quand vous avez un individu qui consomme régulièrement de la drogue, de l’alcool au-delà des seuils autorisés, personne ne le force à faire ceci, c’est bien un acte volontaire de se droguer, un acte volontaire de s’alcooliser".

MM

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