« Voyez comment on nous traite ! » : Yannick Alléno indigné par la lettre d’un huissier qu’il a reçue après la mort de son fils

Publié le 10 mai 2023 à 5:17
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Antoine Alléno a été tué par un véhicule volé conduit par un récidiviste il y a un an. Après ce drame, le célèbre chef a reçu une facture...

Dans la nuit du 8 au 9 mai 2022, le cuisinier Antoine Alléno, promis à une grande carrière, était à l’arrêt sur son scooter lorsqu’il a été fauché par une voiture volée quelques minutes plus tôt dans le VIIème arrondissant de Paris. Il est décédé à l’âge de 24 ans, et depuis, son père mène un combat médiatique pour sensibiliser autour de la cause des victimes des accidents de la route et soutenir les victimes des récidivistes. Dans cet objectif, il a fondé l’association Antoine Alléno. 

Ce 9 mai 2023, un an après la tragédie, le chef étoilé s’est exprimé sur RTL et a raconté une anecdote liée à l’accident dont a été victime son fils. "J’ai reçu une facture, voyez comment on nous traite, de l’ambulance qui m’a pris de l’endroit où est mort Antoine jusqu’à l’Hôtel-Dieu", a-t-il expliqué avant de préciser que le montant réclamé s’élevait à 14,90 euros. Mais par principe, Yannick Alléno a refusé de la payer. "Comme je n’avais pas payé, parce que je trouvais ça un peu limite, j’ai reçu une lettre de l’huissier qui m’a dit ‘Il faut payer maintenant !’ Enfin bon, je présume que le gars qui a tué Antoine n’a pas payé la voiture qui l’a transporté dans son lieu de détention. (…) Si on dépense autant d’argent pour ceux qui font des méfaits, je pense qu’il faut donner autant d’argent à ceux qui subissent, tout simplement !", a-t-il affirmé, réclamant une "égalité de traitement". 

Yannick Alléno s’est également confié au Parisien sur les circonstances du drame : "Mon fils a été tué en bas de chez moi. Lorsque je suis sorti, j’ai découvert une scène de chaos. Il y avait une mare de sang sur le bitume. Mon enfant était mort. C’était comme un attentat. Quant à celui qui l’a tué, comment pouvait-il ignorer qu’il allait donner la mort ? Il fonçait en pleine nuit, alcoolisé, dans les rues de Paris à bord d’une voiture volée. Et ce n’était pas la première fois qu’il se comportait dangereusement. (…) Qu’y avait-il d’involontaire chez Pierre Palmade lorsqu’il a pris le volant sous l’emprise de la drogue ? Je pense aux passagers de la voiture d’en face, à cet enfant défiguré, à cette jeune femme qui a perdu le bébé qu’elle portait. Ces gens doivent répondre d’actes volontaires… la loi doit changer", a-t-il conclu, déterminé à se battre pour que les choses évoluent.

Hugo Mallais

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